Étudiants - Archives des années précédentes - 2007/08 - 1° année (2007/8) - MÉMOIRES - SCIOLLA françois -

01 Stage initial

Lors de la première journée nous avons visité du musée Gassindi. J’ai trouvé un intérêt pour l’esthétique de la récolte le rangement, le classement de terre, l’entassement des boites en carton.
Au cours de la deuxième journée nous sommes allés visiter le musée consacré à Alexandra David Neil. Puis nous avons découvert le lieu au bord de la rivière. J’ai essayé de prendre en considération l’espace. en faisant des dessins de cailloux, de formes.
La troisième journée commence par la visite d’un musée destiné aux ammonites. Puis nous sommes allés voir le mur d’ammonites.
Et arrivé sur le site, je recherche un projet. J’ai entrepris la construction d’un dessin fait de juxtaposition de cailloux dans la boue que j’ai très vite abandonnée.
Le quatrième jour naît mon projet de performance.

performance : visiter le lieu d’une façon plus physique. en contact permanent avec la matière du sol grâce à un imposant morceau de bois porté sur le dos. en frottant le sol le bois griffe mon dos. ainsi les marques et les blessures sont comme une écriture du lieu en rapport à son relief et à sa matière.
C’est une façon d’être au plus proche des choses et de se séparer d’une contemplation éloignée. Visiter un lieu devient un fardeau qui nous en rapproche.
la performance se déroule au milieu des autres en train de travailler, sans les avoir convoqués.
mais trois personnes qui filment, enregistrent, photographient suivent l’errance sans logique du porteur ; qui le place dans une position de martyr.

Un chien suis cette procession, un camion klaxonne sur son passage : le hasard apporte certains éléments insolites qui font partie de l’environnement visité et avec lequel le porteur se doit de jouer.

La logique de la déambulation.
Le point de départ était « l’horizon du lieu », c’est à dire un endroit suffisamment éloigné pour que l’on ne puise plus me voir, ainsi je peux entrer dans le lieu comme sur une scène, du point de vue des spectateurs, je suis d’ailleurs seul à m’éloigner autant, les personnes qui me filment et me photographient, m’attendent sur le lieu.

Il était possible d’envisager le lieu en le découpant en différents milieux, caractérisés par son sol.
La boue stagnante et profonde, la rivière avec un courant plus ou moins fort, le sable, les rochers, les galets, la route, la végétation.
c’est en visitant chacun des milieux de cette énumération que s’est organisée ma marche.

La fin : retour à la contemplation.
L’endroit final se trouve en dessus du lieu, dans une avancée cachée par la végétation, et qui s’ouvre sur une vue, en retrait, du lieu.
Cela marque un retour à la contemplation éloignée.
Je me suis servit de mon corps pour subir le lieu, mais également pour être regardé.
Et l’aboutissement de cette marche me mène à regarder le lieu, en étant moi-même à l’abri des regards.

Le sens de cette performance est très significatif de mon état d’âme, étant très contemplatif en général, et moins dans l’action.


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