Étudiants - Archives des années précédentes - 2008/09 - 1° année (2008/09) - MÉMOIRES - GENESTE Caroline -

03.Atelier d’écriture

mardi 27 Janvier 2009

Texte d’après une oeuvre de mIRO.

Dans un brouillard noir des formes, un cercle, un triangle, des lignes, une marionnette en fil de fer telle l’image d’une enfant.
Un corps fragile dénué de force. Naïve, amusée, distraite, elle danse, s’évade de sa réalité quotidienne. Derrière elle, un amas, un amas flasque, sombre, dégoulinant, puissant, une force magique qui l’entraîne dans ce monde fantastique de jeux , de plaisir, de joie, et de liberté... Un amas aux airs effrayants qui tente de l’a maintenir dans cette bulle fantastique. Au dessus de leurs têtes la spirale du temps, aux yeux écarquillés, ne cesse d’hypnotiser ce qui l’entoure, s’essouffle, se fatigue, c’est le moment....
Une petite chose, attachante, douce, bienveillante, essaie de prévenir sa mère, la maîtresse de ce monde, que c’est terminé, qu’elle doit laisser cet enfant se réveiller, que le temps du rêve est à présent terminé.

mardi 20 Janvier 2009

Texte d’après une oeuvre de Paul Klee.

Une ligne rêve.
Jusqu’à Paul Klee, on n’avait jamais laisser rêver une ligne.

Un rond, deux ronds, trois ronds ainsi que deux traits, voilà une tête.
Une barre suspendue autour du cou, le pendu les yeux écarquillés, la tête basculée repose sur une ligne baveuse, une ligne sanglante.
Les lignes ocres s’entremêlent sur un fond de taches colorées tel le brouhaha sortant de sa tête.
Le pendu s’élève au dessus de ce monde étrange et s’évade dans l’au-delà mais la barre tente de le retenir, l’empêche de disparaître tranquillement après tant de souffrances vécues.

février

D’après une Oeuvre de Raoul Dufy.

Découverte d’un artiste qui me plaît !

Tout droit, encore tout droit, dépêche toi, nous arrivons, tourne après la nouvelle baraque, celle aux airs essuyés, frais, droite, une maison de ville, une maison de retraité parisien. Elle est bétonnée, à l’écart et tellement neuve.
C’est nouveau... Encore une, encore des parisiens, ils bétonnent tout. Si ce ne sont pas les anglais qui s’installent ce sont les retraités parisiens, je préfère les anglais, eux ils font tout plein de chalets, mais les parisiens....
Ah...! Voilà les vraies maisons de campagne au caractère usé, aux volets rétapés, avec leurs portes grinçantes, leur plancher craquant, leurs murs si tremblants au moindre pas lourd, chez nous ce n’est pas lisse, chez nous ça ne sent pas le spray de supermarché, chez nous ça sent la soupe gratinée au feu, nous sentons les chataignes qui grillent dans le cantou, chez nous ça parle fort, chez nous c’est tout simplement la campagne. Nos maisons ont abrité plusieurs générations.
Une porte, une marche, nous voilà sur la terrasse, la vénarde elle domine ce magnifique point de vue, elle voit en permanence toute la pleine de Nonards et les vallons au dessus. Nous dominons tous les villages voisins, de la chapelle de Beaulieu au clochet de Puy d’Arnac. J’apperçois même Collonges la Rouge, le village rouge de la terre aux maisons....

Le tableau que j’ai eu sur cet artiste ne m’a pas plu, les couleurs sont trop sombres, le dessin ne me touche pas, je n’aime pas Raoul Dufy !
mais c’est une erreur, quelques curiosités plus tard je découvre des oeuvres superbes, j’aime son dessin, cette manière rapide et claire d’exprimer en quelques traits les élements que l’on veut représenter, les couleurs vives et captivantes, sa manière de les utiliser (...). Une jolie découverte ! mais en réalité les tableaux qui me touchent ne sont pas ceux de Raoul Dufy mais ceux de son frère Jean !
En regardant les oeuvres « des Dufy » j’ai des difficultés à les différencier. Je découvre que Raoul celui que je n’aime pas, que je crois aimer, que je n’aime pas à nouveau, je l’aime bien au final. Une partie de ces oeuvres me laissent indifférentes mais certaines me captivent. Je rectifie donc mes propos cette année j’ai découvert les « frères Dufy ».

Jean DUFY

Raoul DUFY


ESAAix - École supérieure d’art d’Aix-en-Provence - http://www.ecole-art-aix.fr