Événements - Conférences et tables rondes -

Changement de décor
La scénographie d’artiste après 1969

Colloque les 17 et 18 avril 2018
dans le cadre du Parcours Lucio Fanti
Mardi 17 avril à La Criée, Théâtre national Marseille
Mercredi 18 avril à l’École supérieure d’art d’Aix-en-Provence
Entrée libre sous réserve de places disponibles

À l’initiative de Centre d’Art Contemporain Intercommunal d’Istres et de l’École supérieure d’art d’Aix-en-Provence, en partenariat avec La Criée, théâtre national de Marseille, ces rencontres croiseront les paroles des artistes, metteurs en scène et historiens de l’art dans le but d’interroger les formes contemporaines du décor à l’aune des expériences scénographiques des peintres autour de la figuration narrative comme Gilles Aillaud, Antonio Recalcati ou Eduardo Arroyo, depuis la fin des années soixante. Ces nouveaux usages scéniques seront mis en perspective avec la pluralité des pratiques plastiques aujourd’hui, les apports sur les plateaux du multimédia et des technologies numériques.

Introduction

par Barbara Satre, historienne de l’art et enseignante à l’École supérieure d’art d’Aix-en-Provence, coordinatrice du colloque Changement de décor, la scénographie d’artiste après 1969.


Au moment où s’organise un parcours rétrospectif d’expositions consacré à l’œuvre picturale et scénique de Lucio Fanti, se manifeste l’importance d’interroger l’actualité de la scénographie des artistes autour des expériences fondatrices des peintres de la Figuration narrative.

L’année 1969 initie une longue et riche histoire de collaborations entre les peintres du mouvement et les metteurs en scène ; quand Klaus Michael Grüber met en scène Off Limits d’Adamov au Piccolo de Milan, dans un décor d’Eduardo Arroyo. S’en suivront de vastes expériences au théâtre et à l’opéra portées par Gilles Aillaud, Lucio Fanti, Antonio Recalcati, Jean-Paul Chambas mais aussi Titina Maselli ou Nicky Rieti. Le champ du spectacle est alors considéré par les peintres comme un terrain de confrontation décisif ; il ne s’agit pas pour les artistes d’incursions occasionnelles dans un champ étranger au leur, mais de confrontations nécessaires, perçues comme des points de départ pour de nouvelles formes expressives.

Ce colloque se propose donc de retracer et donner à comprendre ces itinéraires pluridisciplinaires, dans leurs croisements et leurs singularités.

Alors que s’impose toujours davantage la figure du metteur en scène, s’opère un déplacement important, politique d’abord, prévoyant comme le souligne Jean Jourdheuil que « le décor devienne une donnée comme le texte » (Jean Jourdheuil, Un théâtre du regard – Gilles Aillaud : le refus du pathos, Christian Bourgois Editeur, p.43). C’est donc aussi de l’émergence de nouveaux systèmes de collaborations et des débats qui l’environnent dont il s’agira, permettant de se questionner, par ailleurs, sur les conséquences esthétiques qu’engendre ce changement d’économie au sein de l’organisation théâtrale. Ce colloque souhaite, par conséquent, mettre cette histoire en perspective en la soumettant aux apports du multimédia sur le plateau de théâtre aujourd’hui. Dans quelle mesure la scène visuelle actuelle hérite-t-elle de cette nouvelle culture du décor amenée par certains artistes dès les années 1970 ?

Programme du colloque

>> Le programme complet du colloque, avec le détail des interventions et la présentation des intervenants, est disponible en téléchargement. <<

Mardi 17 avril – La Criée, Théâtre national de Marseille :

  • 9h30 - Accueil
  • 10h - Mot d’ouverture par Macha Makeïeff, directrice de La Criée, Théâtre national de Marseille, metteuse en scène et scénographe, Catherine Soria, directrice artistique du Centre d’art contemporain intercommunal d’Istres, et Christian Merlhiot, directeur de l’École supérieure d’art d’Aix-en-Provence.
  • 10h15 - Changement de décor ?
    par Barbara Satre, historienne de l’art et enseignante à l’École supérieure d’art d’Aix-en-Provence.
  • 11h - Titina Maselli, scénographe : « Donner une autorité littéraire au fait plastique »
    par Michèle Raoul-Davis, dramaturge et Bernard Sobel, metteur en scène.
  • 12h - Pause déjeuner
  • 14h - Les peintres de la Jeune Peinture et le théâtre (1968-2010)
    par Jean Jourdheuil, auteur, traducteur, metteur en scène et maître de conférences (Paris X – Nanterre).
  • 15h - Va et vient entre la peinture et la scénographie de Gilles Aillaud et d’Eduardo Arroyo
    par Bernard Michel, artiste et scénographe.
  • 16h - Les peintres et le décor. Quelles relations ?
    par Michel Archimbaud, professeur au conservatoire national supérieur d’art dramatique, enseignant à l’Université Paris-Sorbonne en histoire des arts du spectacle et culture générale artistique.
  • 17h - Pause
  • 17h30 - Table ronde - La scénographie d’artiste après 1969
    animée par Arnaud Maïsetti, maître de conférence en arts de la scène à Aix-Marseille Université, avec Lucio Fanti, artiste et scénographe, Peter Stein, metteur en scène, Jean Jourdheuil, écrivain et metteur en scène, Bernard Sobel, metteur en scène, Michèle Raoul-Davis, dramaturge, Ellen Hammer, metteur en scène, Bernard Michel, artiste et scénographe.

Mercredi 18 avril – École supérieure d’art d’Aix-en-Provence :

  • 9h30 - Accueil
  • 10h - Conversation autour de Gilles Aillaud
    avec Jean-Christophe Bailly, écrivain, et Philippe Roux, professeur en philosophie de l’art à l’École supérieure d’art et de design de Saint-Étienne.
  • 11h - Un opéra pop ? La question du Pop art dans les contributions de David Hockney à la scénographie de The Rake’s progress
    par Marine Shütz, ingénieure de recherche, en post-doctorat Université Rennes 2, projet ECHOES.
  • 12h - Pause déjeuner
  • 14h - Espaces dialogiques, études de cas chez Jan Fabre
    par Lydie Toran, artiste, chercheuse et enseignante à l’École supérieure d’art d’Avignon.
  • 15h - Scénographie du faux
    par François Lejault, artiste, vidéaste et professeur à l’École supérieure d’art d’Aix-en-Provence.
  • 16h - « Don’t trust anyone other thirty »(2004) : histoire d’une collaboration pour la scène entre Dan Graham, Tony Oursler, Laurent P.Berger, Philippe Huber, Japanther, et Rodney Graham
    par Mathilde Roman, professeur au Pavillon Bosio, Art&Scénographie, École supérieure d’arts plastiques de la ville de Monaco.

En complément du colloque, dans le cadre du parcours Lucio Fanti

Mardi 17 avril, 19h - La Criée, Théâtre national de Marseille
Vernissage de l’exposition Lucio Fanti Exposition du 17 avril au 15 juin 2018

Jeudi 19 avril à 18h30 - Centre d’art contemporain intercommunal d’Istres
Vernissage de l’exposition Teatrini Exposition du 20 avril au 20 juillet 2018

Vendredi 20 avril à 19h - Frac Provence-Alpes-Côte d’Azur, plateau expérimental
Vernissage de l’exposition La barque atelier Exposition du 20 avril au 3 juin 2018

Vendredi 18 mai à 18h30 - Frac Provence-Alpes-Côte d’Azur, Marseille
Projection et présentation d’un documentaire sur Lucio Fanti réalisé par Ansilde Chanteau, Émilie Rossi, Élody Sanchis et Manon Trentesaux, étudiantes de l’école supérieure d’art d’Aix-en-Provence, dans le cadre de son atelier video. Un projet coordonné par François Lejault et Barbara Satre, enseignants à l’ESAAix.

Changement de décor
La scénographie d’artiste après 1969

Mardi 17 avril 2018
La Criée, Théâtre national de Marseille
30 quai Rive Neuve, Marseille

Mercredi 18 avril 2018
École supérieure d’art d’Aix-en-Provence
Rue Émile Tavan, Aix-en-Provence

Entrée libre sous réserve de places disponibles

Visuel bannière : © Lucio Fanti



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