Étudiants - Archives des années précédentes - 2008/09 - 1° année (2008/09) - MÉMOIRES - DJELLEL Amélie -

Disegno

Cours de nu

Cours de dessin collectif

Après plusieurs semaines de cours de nus avec différents modèles (hommes, femmes, toutes morphologies, tous ages) et diverses techniques de production (encre de chine, mine de plomb, feutre, crayon), mais également un cours sur les perspectives, marine nous a fait faire un dessin de manière collective, en petits groupes de quatre personnes. J’étais en équipe avec man Ting, Julien et Pierre. La consigne était de faire un paysage au fusain. Cet exercice était en relation même avec ce dont notre professeur d’histoire de l’Art, Pierre Paliard, nous avait parlé : un livre de René-Louis de Girardin, «  De la composition des paysages  », paru en 1777, traitant du paysage en général, qui a fait l’objet de vifs débats entre spécialistes, et qui plaide pour un renouveau artistique, ainsi que pour une nouvelle éthique de la vie quotidienne.



man Ting, Julien Pierre et moi avons donc scotché une grande feuille de dessin sur le mur, et c’était parti. Auparavant nous avons effectué un croquis pour ne pas se disperser et partir chacun avec son idée dans sa tête sans se concerter. Nous nous sommes rendu compte que le croquis était bien utile pour qu’une cohésion se fasse entre nous, et qu’une unité se créée dans le travail final.
Nous avons choisi le thème de la mélancolie : avec saules pleureurs, ambiance morose et austère, et cette fameuse Croix qui comptait tellement pour man Ting ajoutait un côté morbide à l’ensemble ! J’ai trouvé pour ma part, que ce travail en équipe a été très agréable. J’ai apprécié le fait que nous ayions dessiné chacun un peu de chaque élémments du dessin, sans nous restreindre à faire chacun une partie du dessin, sans qu’un autre puisse y revenir.
En conclusion, bonne expérience ! Très enrichissante !

Dernièrement, nous avons travaillé sur diverses peintures de Giorgio di Chirico.
Nous devions remarquer les éléments qui revenaient perpétuellement sur chacunes de ses peintures comme les arcs, la fumée, les deux personnages dans le sombre, une statut, et cette perspective assez particulière. Ensuite c’était à nous de composer un espace à la manière de Di Chirico. (Voir travail sur De chirico en atelier peinture-dessin.)

Ping-pong.

Cette partie de ping-pong se joue entre Julien et moi, nous avions à produire deux séries de 20 dessins l’un où j’avais la main, et l’autre où il l’eu à son tour... Ces deux séries constitueraient alors deux petits livrets, réalisés par nous-mêmes.
Ca se passait comme ça : un jeu de questions-réponses, avec des réponses souvent très amusantes ; une histoire s’installe, et nous partons très loin dans notre imaginaire.
Julien et moi nous sommes pris au jeu. Cela a été pour moi une bonne expèrience de faire cette partie de ping-pong avec lui.






Dessin sur le vif, dessin sur le motif...

Nous abandonnons notre salle de dessin pour les derniers cours de cette année, nous partons sur le motif ; un premier arrêt au pavillon vendôme et son parc, juste à côté de l’école, puis monoprix, et le cours mirabeau et tout dernièrement nous avons pris la hauteur en allant croquer la vue depuis le toit du Centre Bourse à marseille.

Dessiner sur le motif est à l’évidence l’exercice incontournable pour apprivoiser les volumes, le mouvement. Il nous contraint ànous adapter aux conditions de la nature et à un travail relativement rapide, à la rapide progressiondes ombres et des lumières.

Dans les rayons de monoprix...
Des croquis très rapides et assez schématisés grâce à l’outil marqueur !


Un exposé.

Pour mon exposé en dessin, j’ai choisi de parler d’une jeune artiste belge : Virginie de Limbourg, dont j’ai beaucoup apprécié l’univers. Entre rêve et réalité, son coeur balance... A première vue, on remarque le retour à l’enfance avec ces explosions de couleurs qui nous expédie tout droit vers un monde féérique, les matèriaux utilisés comme les crayons de couleurs, des encres de couleurs témoignent également de cet univers enfantin. De même, le style du essin, assez simple, qui ressemble parfois aux gribouillis faits machinalement en discutant au téléphone. De plus, la mise en page du dessin, ses accumulations de petits sujets individuels qui, au final, forment un tout, comme des symboles qui se répètent et qui, inversement, peuvent tous être regardés séparemment, étant à eux seuls de petites oeuvres à part entire.

Pourtant, à regarder de plus près, on se rend vite compte que ce monde « féérique » est un voile qui cache une toute autre réalité : l’emploi du noir au milieu de ces effusions de couleurs révèle une ambiance beaucoup plus sombre...Elle représente de douloureux souvenirs d’enfance, toute la frustration, la violence psychologique, qu’elle a pu ressentir dans sa jeunesse, et peut-être encore parfois aujourd’hui.

Un échange de mails avec cette artiste m’a permis d’approfondir mes recherches sur son travail, et de répondre à mes interrogations sur ce sujet.

Voici quelques-unes de ses réalisations que j’apprécie particulièrement.

mediums utilisés : aquarelle, stylo, encres, crayons, marqueur.


ESAAix - Ecole supérieure d’art d’Aix-en-Provence - http://www.ecole-art-aix.fr