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Projets Personnels

o Cartographie de mon chemin corporel :

Idée de départ...

Noter chaque jour mes déplacements sur une carte différente. A la fin du séjour, superposer ces traits pour en faire un dessin référence, symbolisant :
ma présence,
ma marque,
ma déambulation,
mon empreinte dans le paysage,
le dessin créé par mon corps,
mon appropriation du lieu.

Pour approfondir...

Ces lignes sinueuses, nées du hasard de mes pas, représenteraient un dessin imaginaire éphémère dans l’espace, qui traduit mon appropriation du lieu, chaque jour. Ce dessin est particulier, puisque je le dessine avec mon corps entier, sur un terrain en trois dimensions (que je ne connais pas bien étant donné l’échelle où je me trouve, ma vision en est perturbée) ; contrairement au geste habituel de la main qui dessine sur une feuille de papier.

Pour tracer cette ligne sur la carte, j’essaie de me souvenir du mieux possible, chaque soir, de mon chemin parcouru sur le site. C’est un travail de mémoire et d’élévation, par rapport à mon passage sur le lieu.
Ce n’est pas évident de se souvenir d’un fait qui nous parait sans importance sur le moment. Un travail d’observation minutieux de la carte est donc requis pour transcrire au mieux ce chemin hasardeux. Je m’approprie alors, ce hasard du moment, en étant capable de le traduire en l’enfermant dans une représentation abstraite. Je tire profit de ce hasard, il revient à mon avantage. Le fait d’intervenir sur une action subtile, minime, lui accorde de l’importance. Ces dessins, tous différents, représentent donc maintenant le souvenir d’un mouvement inscrit dans une période de temps, une cartographie de mes instants de marche. C’est une manière pour moi, d’aborder le paysage, de l’apprendre, et de l’apprivoiser grâce à une action physique, puis mentale.

o Impressions personnelles spatio-temporelles :

Idée de départ...

Schématiser mes impressions personnelles sur papier (sentiments, perceptions) cadrées par des indications reliées à l’espace où je me trouve (informations météorologiques, orientations dans l’espace).

Pour approfondir...

Ce projet de notification de l’instant présent reprend le principe de la cartographie corporelle précédente. Il s’agit de capter, dans un cadre particulier et dans un moment précis, mes sentiments. Ce que j’éprouve à cet instant en relation avec le lieu est noté, classifié, pour le garder en mémoire.
Un moment choisis de chaque journée est inscrit sur mon carnet de bord, indiquant ma position dans l’espace (à l’aide d’une boussole), l’heure, les conditions météorologiques, ma position sur la carte, ce que j’entends, ce que je vois, ce que je sens par rapport aux conditions extérieures, et ce que je ressens de particulier par rapport à l’atmosphère de la scène.
C’est une manière d’inscrire une impression très personnelle sur le papier, si futile soit elle sur le moment, de se souvenir de ce que j’ai pu vivre sur le site ; pour servir de repère et de témoin intime.

o Fiction Yucca :

Idée de départ…

Amener avec moi ma plante d’appartement (en l’occurrence, un petit yucca en pot), créer une fiction autour de ce « personnage » en décalage avec le lieu si particulier, lié à l’incendie. Prendre une série de photos pour raconter en images son parcours.

Pour approfondir…

Ce projet là, moins sérieux que les précédents, était une occasion de casser l’aspect conceptuel de mon travail précédent, mais sans en sous-estimer son importance. J’ai voulu insister sur l’ironie qu’impliquait cette histoire invraisemblable d’une plante animée. J’ai écrit un récit narratif avant de partir sur le lieu, pour faire correspondre les photos prises ensuite sur le site. Cette fiction, qui fait penser aux histoires pour enfants, devait être assez simple et légère pour garder un caractère humoristique décalé, et pouvoir contraster avec le tragique du paysage dans lequel le personnage allait évoluer. En effet, cette histoire est basée sur l’importance des différences qui se créent par l’intervention du personnage, et met donc en avant l’impossibilité de l’histoire. Par exemple, le vert très cru du yucca contraste bien avec le noir et le gris des autres arbres et de la cendre, tout comme son aspect chétif et exotique bien différent des chênes et des pins présents sur le site. Le personnage pouvait donc être identifié comme le héro de l’histoire, par son physique différent attachant, presque attendrissant. Toute l’histoire est centrée sur l’escapade du personnage, véritable aventure dans sa petite vie de plante d’appartement, à la recherche de réponses, de rencontres, et de contacts avec l’extérieur.

Pour le rendu final de mon travail, j’ai choisis de présenter un diaporama, qui met en scène les photos et donne au yucca une présence animée réaliste.

Cliquez ici pour visionner le diaporama

Ecole d’Art d’Aix en provence - http://ecoleart.cluster011.ovh.net