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02 Projet exposition

Après notre séjour à Esparron, je pensais que le plus dur avait été accompli, mais je me trompais. Certes, nous n’avions plus d’efforts physiques à fournir, mais encore beaucoup de travail ! Une exposition en rapport avec notre stage initial était prévue, alors il fallait s’y mettre tout de suite ! Le plus compliqué : trouver une idée ! Après de multiples réflexions et prises de tête, notre esprit s’est enfin illuminé. En effet, nous allions recouvrir les murs de la cage d’escaliers avec du papier kraft sur lequel des dessins à l’encre de chine représenteraient une forêt.

Esquisse de notre projet et la fameuse cage d’escaliers :

Une forêt avec des arbres de plus de six mètres de haut pour certains, des arbres que nous voulions angoissants. Un fond sombre, un ciel mouvementé. Pas une feuille, des arbres mangés par un incendie.
Nous voulions recréer l’ambiance du site, accentuer la notion de mort et de tristesse.
Seule touche colorée : le rouge vif d’une balançoire suspendue, celle que nous avions construite, il y a un mois. Grâce à elle, nous nous replongions dans le passé. De plus, elle accentuait cette lourde ambiance, la hauteur des arbres et leurs cimes donnaient eux aussi un sentiment d’oppression.
Afin d’obtenir ce résultat, nous avons dû fournir beaucoup de travail : mesurer les murs étant tous différents, découper le papier et faire des croquis. Ensuite nous devions passer aux dessins. Toutes les quatre, allongées sur ces bandes de kraft, nous nous activions. Pendant que certaines dessinaient, d’autres peignaient.

Partage du travail, organisation et motivation étaient indispensables pour l’avancement du travail. Seulement nous nous questionnions : comment faire pour que la réalisation finale ne ressemble pas à un décor de théâtre ?
Rajouts de détails, perspectives, arbres plus réalistes et nos craintes se volatilisèrent. Nos arbres prenaient forme, un fort contraste s’élevait par rapport au fond, mais surtout nous étions très efficaces.
Une fois le travail terminé, une centaine de mètres de kraft étant peints, nous regardions le résultat et tout cela était au-dessus de nos espérances. Nous étions très fières de nous, mais il fallait maintenant finaliser notre projet.
Mais se posait une question : Comment installer ces grands panneaux ?
Les assistants trouvaient trop dangereux de monter à l’échelle. Jean nous sortit de notre embarras en se proposant de monter. Quel soulagement ! Nous devions donc passer aux choses finales, c’est-à-dire tout installer, accrocher la balançoire, mais aussi recouvrir les marches de papier kraft, afin de rentrer dans un univers, un autre monde.

Une fois le papier posé, notre installation commençait à prendre forme. Il ne restait plus qu’à recouvrir la pièce de feuilles et de branches mortes.

Enfin terminé ! Nous étions fin prêtes à accueillir les visiteurs...

Ecole d’Art d’Aix en provence - http://ecoleart.cluster011.ovh.net