Comment écrire une étude, écrire un dessin avec des mots...
Voici une première ébauche d’une étude d’un bouchon en plastique de bouteille...
En général de petite taille, cylindrique et creux aux contours crantés, à l’intérieur, quelques obliques servent à refermer sur un contenant... ...
Et comment décrire un paysage (à huit heures du matin...)
Une mer vaporeuse envahit la vallée
Engloutissant chaque parcelle de vie
Sous son manteau éphémère.
Un soleil ayant à peine terminée sa nuit
Tente par de timides rayons d’embraser
Ce paysage brumeux d’un petit matin d’automne.
Les collines, seules rescapées de cette union tumultueuse des éléments
Tentent de s’imposer en maître
En ce lieu où la beauté paisible du combat fait rage.
Les Alpes fières de leur lac soumis à l’étoile Chevaleresque
Regardent la scène d’un oeil moqueur.
Et comme un dernier appel à La Nature,
Je m’éloigne de ce lieu,
Trop occupé pour voir qu’un homme s’émerveille encore.
Ou encore (toujours dés le saut du lit...) faire prendre vie une sculpture rien que par le souffle des mots... le langage est magique, il fait vivre les mots... (à lire avec une voix douce, et vous verrez un étrange paradoxe)
L’on pourrai se croire un matin d’automne,
La Terre comme imbibé par la rosée généreuse
Et la brume envahissant ce lieu étrange.
Un arbre colossal sans feuilles
Est planté là, au milieu d’une ronde folle.
Mais un détail plus que de taille
Glace la chaire.
Les racines tentaculaires violentent l’air et le sol
Dans des claquements immobiles.
L’herbe n’a pas osé s’aventurer plus loin
Et nous laisse seul face à ce démon de La Nature.
En y regardant de plus près,
Un corps nu de femme
Est posé au sol
Comme une sorte d’offrande.
Cette femme sans visage
Comme un Christ descendu de croix sur les genoux de Marie
S’offre dans un dernier soupir.
Commence alors un bal diabolique :
Le buste aux convulsions enivrantes
Et les racines glissantes, rampantes
Accueillant ce transi.
Dans l’ajourement de ce piédestal
L’on peut encore apercevoir la pâleur de la chair.
Comme un dernier appel à la vie
Le tronc, les branches, l’écorce
Tout entier se tord et se vrille
Pour enfin reprendre sa place initiale ;
Une immense stèle végétale au milieu de nul part.
Nous devions décrire ce que nous voyons à notre fenêtre...
Au détour d’un chemin humide,
Entre deux chênes s’essoufflant
De leurs dernières feuilles d’automne,
Une pâle nuée vaporeuse
Voile la vallée,
Et la laisse endormie.
Le temps semble s’être suspendu,
Comme les ailes de ces grands oiseaux,
Qui se laissent planer,
En quête de quelques êtres faibles.
Pieds nus, je erre sur ce chemin.
La glaise humide se confond avec mes pas,
Mon regard ne sait sur quoi se poser.
Le calme de ce matin d’automne intemporel
Apaise les cœurs les plus durs et les langues amères.
Seul un croassement de corbeau,
Vient perturber ce calme monastique,
Et relance ainsi la grande horloge du monde,
Qui aussitôt court vers son retard.
Dans un hennissement de cheval,
Un soleil matinal,
Réchauffe les âmes,
Alors qu’un coq
Du fond de sa cour,
Appelle les corps au travail.
Il est temps maintenant
Que la vallée dévoile ses charmes champêtres
Et laisse les hommes
La dominer le temps
D’une autre journée.
Ou bien décrire une fin de journée, un début de soirée...
Le soleil rougit,
Honteux,
De partir aussi vite…
La nuit prend peu à peu
Possession des lieux,
Et revêt l’épais manteau noir,
Aux reflets bleutés,
Étincelant,
Se pare d’un croissant nouveau…
Le lait qui coule de son sein,
Perle en milliard de gouttelettes,
Et nous nourrit de milliers
De rêves fabuleux…
Comment écrire une étude, écrire un dessin avec des mots...