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Ville contre nature.

Ville contre Nature... Né en 2003, plusieurs thèmes ont depuis été traités : la première année c’était "le bonheur est dans la cité ?", la deuxième année mettait en relation la notion de Ville et de Port et l’année dernière, on parlait de "Rêves de ville". Cette année, plusieurs conférences et manifestations nous étaient ouvertes afin de parler d’Images de ville". Ce thème nous amène à une réflexion sur la société, pour en comprendre son évolution. Dans le cinéma, par exemple, plusieurs questions se posent : documentaire ou fiction, où s’interroge-t-on le plus ? Il est vrai que le documentaire colle bien plus à la réalité mais il apparaît trop tard car l’action s’est déjà passée. Il est difficile de filmer une ville car c’est un peu labyrinthique ; pour en montrer l’image, on se base sur des modèles culturels, des problèmes sociaux.... Dans les années 90, le regard change.

Ville contre Nature... Ce thème traite de la relativité des deux concepts. . La nature est l’opposée de la culture ; l’homme cherche souvent à se l’approprier, mais peut-on vraiment domestiquer une nature sauvage ? "Le 21ème siècle, fera-t-il disparaître la nature ?"- Philippe Descola. . Une ville est la naissance d’une cité état composée d’un rassemblement de fonctions. Le modèle le plus reconnu de la ville est la ville médiévale car on a pu observer une croissance "spontanée", comme un monde à part. Les villes modernes ont été soumises à l’industrie puis à l’hygiénisme, donc l’introduction de la nature est relative.

Pendant cette semaine, nous avons été mis face à de nombreux artistes ayant travailler sur ce sujet, ce rapport entre la ville est la nature. Nous pouvons par exemple parler de Nils Udo qui a travaillé sur la fusion de l’homme avec la nature, Van Burger qui a donné une vision de la colonisation de la nature sauvage, Dominique Piplen qui a essayé de se réapproprier un édifice culturel avec l’aide la nature....

Ville contre Nature... C’était aussi des après midi à se rendre dans des lieux tels que la Méjane afin de voir des films ou des conférence sur ce thème. De ce que j’ai pu voir, je retiens en particulier la manifestation du lundi 06 novembre à 17h30 qui traitait du rapport entre l’homme et la nature dans le cinéma chinois. J’ai pu apprendre que dans la culture globale chinoise, leur perception de la nature est bien différente de la notre. En effet, nous, nous nous opposons à la nature pour essayer de la maîtriser alors qu’en Chine c’est tout le contraire. Cependant, la ville a pour eux une grande importance. Dans leur cinéma, le rapport entre la ville et la nature est très précis. Pendant la révolution culturelle, entre 1984 et 1989, les jeunes sont amenés à se rendre dans les campagnes et opèrent donc une certaine découverte de la nature, comme une révélation. Peu de temps après, les films dont les actions se passaient en pleine nature étaient en grande majorité, ce qui a entraîné une évolution de la condition des paysans. Il y a eu deux grandes périodes dans ce cinéma-là : la première était composé de jeunes réalisateurs qui refusaient d’aller en studio, refusaient donc une certaine forme de publicité. Dans la deuxième, on observait chez les cinéastes une envie de maîtriser le rapport entre le fond et la forme. Le premier film connu est intitulé "La terre jaune". C’était un film énigmatique à grande charge politique. Il a été présenté au festival de Hong Kong en 1984-1985 comme le premier film du nouveau cinéma chinois. Il a été très mal perçu en Chine car il traitait d’une réalité qu’on refusait d’avouer. En effet, ce film suit le parcours d’un soldat envoyé dans les campagnes, sous le régime de Mao, afin de recueillir des chants de paysans. Le but était de mettre des paroles révolutionnaires sur des chants populaires. Ce film ne ressemblait en rien au cinéma d’avant car il ose faire une critique de la réalité, montrant le grand écart entre les promesses de Mao et la réalité. On a ensuite vu plusieurs extraits de films : . "Le roi des enfants" : Au sujet d’un maître d’école. C’est une critique radicale du système d’éducation chinois. En effet un jeune est désigné comme professeur sans en avoir fait la demande, un choix basé sur le fait qu’il est un minimum éduqué. . "Les bâtards de Pékin" : C’est l’histoire de gens marginaux et marque le début de la deuxième période du cinéma chinois. . "Platform", le quai de gare : Traite de la situation d’un pays où la jeunesse est sacrifiée à travers une troupe de théâtre qui raconte l’histoire de Mao.

Ville contre Nature... à travers des architectes, des artistes de différents mouvements, des écrivains, des conférences...

Ecole d’Art d’Aix en provence - http://ecoleart.cluster011.ovh.net