L’atelier photo/web avait pour but de faire le traitement des photos prises à Esparron, d’apprendre des bases de fonctionnement du réseau internet, d’apprendre à se servir du site internet de l’école, et de démarrer le travail sur nos mémoires.

En photo, nous avons appris le processus de développement et de tirage de photos argentiques.
Nous avons commencé par développer les films. Cette opération est assez dure car elle exige que le milieu soit dans un noir total. Les difficultés de cette étape sont l’exigence de noir total, les précautions à prendre afin de stopper les réactions chimiques au bon moment (en fonction de nos désirs en matière de grain) et d’éviter tout dépôt de matière lors du processus de séchage.
En suite nous avons appris à faire des planches contacts. Les difficultés sont la maitrise du temps d’exposition du papier photo à la lumière, pour maitriser cela nous avons à faire des bandes d’essais avec différents temps d’exposition. Nous avions aussi un souci d’organisation des négatifs avec les planches contact, pour cela il suffit de ranger les négatifs dans l’ordre dans une enveloppe spéciale et de numéroter l’enveloppe et la planche contact de la manière suivante : Année, numéro du film.


La troisième étape consiste à réaliser une première série de tirages. Cette série a pour but d’avoir un aperçu plus détaillé des photos. Pour cela nous choisissons les photos sur notre planche contact pour en suite faire l’agrandissement. Les difficultés à cette étape sont nombreuses, mais avec un peu de méthode deviennent faciles à surmonter. Il existe un grand nombre de variables qui jouent sur le résultat final et sa capacité de conservation. Ces paramètres sont le type de papier photo utilisé, la hauteur où se trouve l’agrandisseur, l’ouverture du diaphragme, les filtres utilisés, le temps d’exposition, la qualité du négatif et les produits chimiques utilisés.
Enfin, nous avons réalisé un tirage grand format. Les difficultés et variables sont les mêmes qu’à l’étape précédente mais avec des temps de pose beaucoup plus longs. Cela permet de mieux travailler sur la photo, pour pouvoir ainsi mettre en valeur des régions en utilisant la technique du cache.
Outre les photos argentiques, j’ai aussi appris des bases sur la photographie numérique. J’ai notamment utilisé deux appareils photos : un numérique classique et un appareil photo de téléphone portable. J’ai pu ainsi comparer les différentes techniques. Nous avons aussi appris à traiter les images en fonction de leur utilisation finale. Si la photo doit être imprimée, elle devra avoir une résolution de 300dpi (dots per inch) mais si elle doit servir juste à être visionnée à l’écran, elle devra avoir une résolution de 72 dpi.
De plus, j’ai pris des photos grâce à un appareil photo sténopé. J’ai bien évidemment fait le traitement de ces photos. En fait le processus est très ressemblant à celui des planches contact, mais à la place d’une pellicule nous avons un papier photo.


Nous avons aussi appris à faire des triptyques. Leur but était de montrer l’ambiance d’Esparron.
Dans le cadre d’un atelier d’acquisition fondamentale, nous avons appris à utiliser un appareil photo reflex. Nous avons vu la notion de profondeur de champ, de diaphragme, de vitesse et de sensibilité.
La profondeur de champ est l’espace qui parait net sur la photographie. Un espace net réduit est une faible profondeur de champ, un espace net important est une forte profondeur de champ. La profondeur de champ est inversement proportionnelle à l’ouverture du diaphragme, c’est-à-dire qu’un diaphragme plus fermé donne une profondeur de champ plus importante. En plus de modifier la profondeur de champ, le diaphragme a un lien direct avec le temps d’exposition de la surface photosensible (film argentique ou capteur électronique). Plus le diaphragme est fermé, moins il y a de lumière, plus le temps de pause doit être long et donc plus la vitesse de l’obturateur doit être lente (nous risquons donc d’avoir plus de flou de bouger). Inversement, lorsque le diaphragme est ouvert, plus de lumière est en contact de la surface sensible, le temps de pause doit donc être moins long et la vitesse de l’obturateur doit être plus rapide (réduisant les risques de flou de bouger). Nous pouvons donc voir le diaphragme comme un outil de mise au point, l’exposition étant contrôlée par une relation entre le temps de pose et la quantité de lumière passante, donc par la vitesse de l’obturateur.
Nous avons aussi vu le format RAW pour les appareils photo numériques, qui est analogue aux négatifs en photographie argentique. Nous avons vu que ce format enregistre les données, de lumière mais aussi de réglages de l’appareil photo, à l’état brut. Nous pouvons ainsi contrôler la création des archives en formats compressés tout en maintenant une copie à l’état brut. Ce contrôle peut se faire au niveau de la colorimétrie, offrant la possibilité de faire le balance des blancs, de la luminosité, du contraste, au niveau de corrections pour des aberrations éventuelles. Tous ces réglages étaient faits de façon automatique par l’appareil photo, dépourvu d’intelligence dans le sens humain, qui peut faire des erreurs d’interprétation ou simplement ne pas suivre les désirs du photographe.
Une fois la théorie passée, nous sommes partis expérimenter les différents réglages de diaphragme et de vitesse pour voir les résultats.

Le cours de web a débuté par l’histoire du réseau mondial appelé Internet. Nous avons vu qu’à l’origine ce réseau était destiné à l’usage militaire. Les caractéristiques du réseau avaient pour objectif d’établir un réseau de communication indestructible. En effet, l’information est coupée en plusieurs parties, ensuite elle est transmise par le réseau en utilisant plusieurs voix. Pour cela les militaires ont relié une multitude de réseaux à des servers centraux indépendants éparpillés un peu partout dans le monde, cela permet de maintenir le réseau même si l’un d’entre eux est détruit. Ensuite le réseau a été ouvert au public, au début Internet a été utilisé par les universités et les centres de recherche pour échanger en temps réduit une grande quantité de données, par la suite ce réseau s’est étendu parmi la population. Pour utiliser Internet il nous faut un logiciel appelé browser (ou navigateur Internet en français).
Ensuite nous avons vu l’importance des sauvegardes multiples sur des supports différents. Pour que des données soient bien protégées nous devons faire des copies sur au moins deux lieux géographiques et deux types de support (CD, disque dur, mémoire flash). Cette méthode est efficace pour des raisons de probabilité, il est peu probable que des évènements qui peuvent entrainer la perte des données arrivent sur deux locaux différents et d’autant moins probable si les supports utilisés sont différents (une tempête électromagnétique peut effacer un disque dur mais pas un CD, une guerre peut éclater dans un pays mais très rarement dans plusieurs pays éloignés en même temps).
Nous avons appris (de même été introduits à ?) des notions comme logiciels libres, open source, flux RSS, interfaces Wiki et SPIP ; nous avons aussi connu l’encyclopédie Wikipédia et le navigateur internet Firefox.
Un logiciel est dit libre s’il a une licence libre (aussi connue comme licence GPL), c’est-à-dire si toute personne possédant une copie a le droit de l’utiliser, de l’étudier, de le modifier et de le redistribuer. Richard Stallman est la personne à l’origine de ce concept, il a créé la Free Softwear Foundation (FSF). Le logiciel libre le plus connu dans le monde est Linux créé dans les années 80 pour contrer le logiciel propriétaire de Microsoft Windows. Il ne faut pas confondre les logiciels libres avec les logiciels gratuits ni avec les logiciels Open Source.
Un logiciel est dit Open Source lorsqu’il respecte les critères établis par l’Open Source Initiative (OSI) dont les principaux critères sont la libre redistribution, un code source disponible et la possibilité de dériver les travaux. Il ne suffit donc pas de présenter la source pour que le logiciel soit forcément libre.
Le flux RSS (sigle de Really Simple Syndication, souscription vraiment simple en français ou de Rich Site Summary, sommaire d’un site enrichi en français) un système qui permet de diffuser en temps réel les nouvelles publications des sites Internet et, pour les utilisateurs, d’y accéder sans avoir à naviguer à travers son arborescence, pour cela il faut utiliser un navigateur compatible avec les flux RSS tel que Firefox. En plus du navigateur l’utilisateur doit s’abonner gratuitement directement dans les sites qui proposent le service.
Les interfaces Wiki et SPIP sont semblables dans l’idée mais présentent certaines différences. Le système Wiki est un gestionnaire de contenu pour sites Web qui permet à tout utilisateur autorisé de modifier librement son contenu sans aucune restriction. Le système a été inventé par Ward Cunningham en 1995, pour une section d’un site sur la programmation informatique qu’il a appelée WikiWikiWeb. Le mot « wiki » vient du terme hawaïen wiki wiki, qui signifie « rapide » ou « informel ». Le site wiki le plus connu à l’heure actuelle est celui de Wikipedia. L’interface SPIP (Système de Publication pour l’Internet Partagé ou Participatif) est un système de publication développé pour le site uZine. Il s’agit d’un logiciel libre (licence GPL) destiné à construire des sites Internet avec des systèmes de mise à jour dynamique. C’est-à-dire qui permet à plusieurs utilisateurs autorisés à travailler sur le même document, de publier des documents, de séparer les opérations de gestion et de contenu et de le structurer. Le système SPIP permet surtout d’éditer collectivement un site tout comme le système wiki.
Wikipedia est un site internet créé par la Wikimedia Fondation (association à but non lucratif basée en Floride dont l’existence fut officielle le 20 juin 2003 dont la finalité de promouvoir la croissance et le développement de projets contenant du savoir libre fondés sur le principe du wiki et d’en distribuer le contenu publiquement et gratuitement, un des fondateurs est Jimmy Wales, co-fondateur du projet Wikipedia). En 1999 Richard Stallman a lancé l’idée d’une encyclopédie libre et universelle. La version anglaise du site fut lancée le 15 janvier 2001. La française fut lancée le 23 mars 2001. Elle fut le premier pas vers le développement du multi langage de Wikipedia. Ses concepts se basent sur ceux utilisés pour élaborer l’Encyclopédie au XVIII siècle. Le projet est de construire une encyclopédie universelle libre, gratuite, multilingue écrite collaborativement sur Internet. Leur slogan est : « L’encyclopédie librement distribuable que chacun peut améliorer ». Chacun peu participer dans le développement de Wikipedia. Aucun contrôle de la part d’experts n’est fait. Cependant les articles doivent respecter les législations en vigueur (droits d’auteur y compris) et suite à des cas de vandalisme certains articles ont un système de contrôle de contenu (seuls les utilisateurs enregistrés il y a plus de quatre jours peuvent y participer). L’avantage de ce système est que tout le monde peut y participer. Chacun ajoute une partie du contenu et chacun corrige les erreurs des articles. Des groupes de discussion existent pour débattre lorsqu’un sujet pause un problème. Ainsi, au lieu de tendre vers le chaos, l’encyclopédie tend vers une base de données sur les connaissances humaines extrêmement ordonnée.
Un des problèmes que les utilisateurs d’Internet étaient confrontés était la dépendance qu’ils avaient avec les navigateurs Internet. Au début les browsers disponibles étaient développés par les géants de l’informatique. Cela impliquait la non gratuité et la non connaissance du code source, et donc une domination totale tant économique qu’intellectuelle. Avec le temps les corporations ont décidé de les rendre « gratuits » en utilisant plusieurs stratégies commerciales, cela déclencha une guerre pour le monopole du marché des navigateurs. Un groupe de bénévoles a créé en juillet 2003 un organisme à but non lucratif appelé Fondation Mozilla grâce à des dons privés et d’entreprises comme AOL et Google. Leur but était de préserver le choix et l’innovation sur Internet. Le 19 octobre 2005 la Fondation Mozilla a lancé le navigateur Firefox (qui signifie panda rouge en anglais, qui est une espèce en voie d’extinction) entièrement gratuit et Open Source. Grâce à une page de publicité dans le New York Times, le logiciel a connu un succès fulgurant et a dépassé les 100 millions de téléchargements en moins d’un an, aujourd’hui Firefox a une côte de popularité qui permet de concurrencer Internet Explorer (navigateur Internet développé et distribué par Microsoft). Voici la liste des personnes qui ont contribué au développement de Firefox : http://www.mozilla.org/credits/

AOL, Firefox, Free Softwear Foundation (FSF), Google, Internet Explorer, Microsoft, Mozilla, RSS, SPIP, The New York Times, Wiki, Wikimedia, Wikipedia, WikiWikiWeb, Windows
sont des marques registrées.