/ Étudiants / 2006/07 / 1° année (2006/7) / MÉMOIRES (1° année 2006/07) / ALET Candie / Stage de volume.

Stage de Volume avec Lionel.

Retour à l’école après quinze jours de vacances au pays de Noël !! Après un début de semaine avec nos cours théoriques, nous voilà partis dans un stage de volume, avec la présence de Lionel Scoccimaro... Nous avions déjà eu un atelier d’acquisition de volume où nous avions appris la technique du moulage avec de simples objets sans contre- dépouille pour connaître la base. Pour en revenir au stage, Lionel a d’abord pris une matinée afin de nous présenter son travail, à partir de ses travaux d’étudiants jusqu’à ceux exposés dernièrement. Ensuite il nous présenté le thème : écrire une insulte en langage des signes. Au début, je n’ai pas vraiment compris l’utilité de ce travail ni ce que ça aller nous apporter d’un point de vue artistique mais j’ai essayé de participer le mieux possible à la recherche et à la mise en forme de notre projet. Projet de petits groupes qui c’est en fait transformé en projet commun ; depuis le stage initial, nous n’avions pas travaillé tous ensemble, dans un même but commun et ça n’a pas été évident de s’organiser !! La phrase finalement choisie était "Dans ton cul", plutôt intéressant et appréciable que de rapprocher le langage des signes qui se symbolise par des "positions" de mains et l’idée de les mettre dans le cul du spectateur. Mais plus appréciable encore fut la forme finale de notre travail mais il faudra attendre encore avant d’en savoir plus !...Dommage que l’idée ne soit pas venue intégralement de nous... Tout d’abord, l’élaboration du projet... L’insulte étant choisie, il fallait donc "sélectionner" des personnes pour mouler leurs mains afin de la constituer. Alors que certains préparaient l’alginate ou le plâtre, d’autres garder la même position (plus ou moins confortable !!!) en plongeant leurs bras dans la préparation.

L’alginate, le plâtre, le démoulage, l’alginate, le démoulage...

Il fallait également trouver un moyen de le montrer, le mieux étant de le mettre à hauteur de cul. Nous avons décidé de construire un banc et de fixer, par la suite, les mains dessus. Alors, pendant que certains finissaient les moulages, je faisais partie du petit groupe qui esquissait et ébauchait le banc.

Dessiner, mesurer, couper, percer, poncer, boucher les aspérités du contre-plaqué avec la pâte à bois et puis peindre, visser, repeindre, une couche, deux couches...

Une fois le banc monté, les mains fixées, l’insulte traduite dans ce langage inconnu il fallait tout de même trouver un moyen pour que le spectateur puisse traduire et comprendre ce que l’on avait voulu exprimer. Alors on a fait des pochoirs de tout l’alphabet, celui du langage des signes et puis le notre. On l’a ensuite peint derrière le banc afin d’obliger le spectateur à faire le tour.

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Ecole d’Art d’Aix en provence -