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07 Atelier sérigraphie-gravure

Atelier gravure – sérigraphie :

Dès la première heure de cours, nous savions à quoi nous attendre : deux ou trois gravures, une série de sérigraphies ainsi qu’une pochette de rangement devaient être réalisées au cours de notre atelier.
Présentation, mises en garde, explications, achats, déjà une demi-journée de perdue et personne n’avait commencé à travailler.

Gravure sur plexiglas :

Je débutais par la gravure sur plexiglas. Je choisis un dessin, non sans quelques commentaires des professeurs, le décalqua puis, le plaça correctement sur une plaque préalablement percée. Je pris beaucoup de plaisir à y graver à l’aide d’instruments, mon image. Au fur et à mesure, ma forme se dessinait sur le plexiglas, avec des rayures profondes à certains endroits et superficielles à d’autres.
Une fois ma gravure terminée, je pus commencer à réaliser mes tirages. J’encrais donc ma plaque à l’aide de sopalins, y gérais la quantité d’encre afin de donner ombres et lumières, préparais les papiers (que l’on faisait tremper dans l’eau), sur lesquels j’allais imprimer mon image et enfin passais ma gravure sous la presse.
Il me fallut plusieurs essais pour arriver à encrer correctement ma plaque, afin de donner relief et nuances à mes tirages.

Voici quelques essais d’encrage :

Sérigraphie :

Je m’essayais ensuite à la sérigraphie. Toujours munie du même dessin, je me lançais dans la réalisation d’encrages totalement différents. Je me rendis vite compte que mon image ne faisait pas partie des meilleures pour ce genre de travail.
Encore une fois, je décalquais, préparais mes feuilles et suivis les instructions.
Le procédé étant d’encrer des toiles (sur lesquelles se trouvaient les calques), à travers lesquelles l’encre passait et se transcrivait sur une feuille. Et ainsi, grâce à cette même technique, superposer autant de couleurs que l’on souhaite.

Quelques essais de sérigraphies :

Le résultat peut être vraiment intéressant grâce aux superpositions des couches colorées, provoquant souvent des effets de profondeur.

Gravure sur linoléum :

Loin d’en avoir fini, je passais ensuite à la gravure sur linoléum, ce qui me plu d’ailleurs le plus. Cette dernière consistait principalement à enlever de la matière.
En effet, après avoir retranscrit mon dessin (qui n’était plus le même), sur le lino il me fallais y creuser ce dernier à l’aide d’instruments, enlever de la matière aux endroits que je ne voulais pas voir encrés.

Une fois le travail terminé tout ce qui demeurait en relief sur ma plaque serait recouvert d’encre et formerait le dessin final.

Comme pour la gravure sur plexiglas, je plaçais ma plaque encrée sur une feuille, les passais sous la presse et recommençais bons nombres de fois, afin d’obtenir des résultats de plus en plus convaincants.

Ecole d’Art d’Aix en provence - http://ecoleart.cluster011.ovh.net