Enfin des travaux manuels !
En effet, mis à part nos quelques heures de dessin en début d’année, nous n’avons pas eu l’occasion de travailler réellement avec « nos mains ».
Cet atelier avait pour but une réalisation en commun, un projet qui devait être traité par toute la classe ainsi qu’un travail personnel.
1. « Dans ton cul » :
Pour ce projet collectif, nous avons eu droit à l’aide de Lionel, ancien élève et aujourd’hui jeune artiste, ainsi que celle de nos deux professeurs France et Robert.
Ce travail était basé sur la langue des signes.
Nous devions passer un message à travers ce langage et donc reproduire ce dernier grâce à des moulages de nos mains, correspondant aux lettres de l’alphabet.
Pour le message, nous tombions plus ou moins d’accord sur « dans ton cul ». Message qui me laissait, tout de même, perplexe.
Mis à part le fait d’imaginer d’éventuels promeneurs s’asseoir sur ce dernier où les mains y seraient disposées suivant plusieurs dispositions : doigts levés, poings fermés… je ne voyais pas vraiment en quoi le choix du message pouvait être intéressant, ni recherché, bien que le sujet me plaisais beaucoup.
Pour le support, nous choisissions un banc de jardin public, que nous construirons nous-même.
Nous nous mettions donc au travail : choix des élèves dont les mains serviraient de « cobayes », préparation du latex, des « boîtes » pour le premier groupe,

Esquisses du banc, mesures, ponçage et découpe du bois pour d’autres.
Une fois les moulages terminés, il nous fallait préparer le plâtre.
Une fois les planches découpées et poncées, les peindre et les assembler, afin que notre banc ressemble au plus banal des bancs publics et que, ainsi, toute l’attention soit portée sur nos mains.

La première partie du travail étant terminée, nous nous activions à terminer la seconde, c’est-à-dire le moulage des mains, malgré la tension évidente qui régnait dans l’atelier.
Pour une première tentative de moulage, pour la plupart de nous, nos mains et le banc me semblaient vraiment réussis, bien qu’il restait encore à tout assembler.

Une fois les mains disposées de façon à former les trois mots du fameux message, les finitions de la peinture terminées et les lettres dactylologiques et l’alphabet peints sur le dossier du banc afin de faciliter la lecture du message, nous pouvions enfin profiter du résultat dont nous paraissions tous contents.

2. Projet personnel : le masque

Pour ce projet, que je n’ai pu achever, j’ai choisi de travailler sur les traits de caractère de personne d’une même famille.
J’ai commencé par mouler mon visage à l’aide de bandes plâtrées.
L’idée de mon projet m’est venue à la vue de ce moule. En le tordant, je me rendis compte que le visage déformé prenait des expressions très différentes. Il paraissait « vivre ».
Dans un premier temps, je voulais en faire trois ou quatre moules que je déformerai afin de représenter l’évolution du visage, de la jeunesse à la vieillesse. Cette partie du corps étant une de celle qui subit le plus de changements.
Puis, j’ai modifié mon idée afin de lui donner plus de caractère. En effet, il me semblait plus intéressant, plutôt que de prendre à chaque fois mon propre visage, de mouler les visages de personnes d’âges différents et de même famille, afin d’avoir les traits de caractère directement présents.
Il me fallut donc mouler le visage de ma cadette, le mien et celui de ma mère. Malgré mon insistance, ma grand-mère n’a pas voulu me « prêter » son visage, je n’ai donc pu achever mon travail, me manquant la période de la vie qui me semblent être la plus importante pour mon projet, les expressions étant les plus marquées à cet âge.
Mais ce n’est que chose remise…