Le stage de Vidéo/Son fut une introduction aux techniques de capture d’images et de sons ainsi qu’à celles d’édition.
Pour démarrer, nous avons eu un cours des bases techniques de la vidéo, nous avons vu des notions comme celle de plan (suite d’images entre le moment où l’on se met à enregistrer et le moment où l‘on arrête d’enregistrer), plan séquence (ensemble d’images filmé en un seul plan et restitué tel quel dans le film final) enfin celle de scène. Nous avons appris aussi des notions concernant la position de la caméra : la vue en plongée (du haut vers le bas, comme si nous étions des géants) et la vue en contre-plongée (du bas vers le haut, comme si nous étions des insectes à ras du sol).
Ensuite, nous avons vu les différents mouvements de caméras. Nous avons commencé par le plan fixe (aucun mouvement de caméra), puis la panoramique (caméra sur un axe, celle-ci pivote autour de cet axe), mais aussi le traveling (mouvement de translation de la caméra combiné avec une rotation autour d’un axe, souvent utilisé pour suivre et/ou pour se rapprocher ou s’éloigner d’un objet/d’une personne), et enfin le zoom, qui peut aussi être appelé traveling optique (agrandissement et/ou rapprochement ou éloignement des détails en utilisant l’objectif de la caméra). Il existe une différence perceptible entre le traveling et le zoom sont des questions de profondeur de champ. Plus la focale de l’objectif (c’est-à-dire, la distance séparant la surface photosensible au centre optique de l’objectif) est courte, plus la profondeur de champ est importante, il en est de même lorsque le diaphragme est d’autant plus fermé. Si j’ai bien compris, plus on expose en lumière, plus on a une grande profondeur de champ. La profondeur de champ est la zone de netteté sur une photographie ou dans une séquence d’images. Lorsque l’on utilise un zoom, la profondeur de champ est moins importante que si l’on effectuait un traveling.
Une autre notion abordée fut la taille du sujet dans le cadre, aussi connu comme échelles de plan. En gros, nous avons de différentes échelles qui partent de la plus rapprochée, le très gros plan, au plus éloigné, le plan général.
Les différentes échelles de plan sont :
Le très gros plan, extrêmement rapproché, montre par exemple le visage d’un personnage, doit durer assez longtemps pour pouvoir assimiler les détails de l’image.
Le gros plan, très rapproché, montre par exemple la tête et le cou d’un personnage, c’est un plan d’analyse psychologique, car il a pour objectif montrer ce qui se passe à l’intérieur du personnage.
Le plan poitrine, assez rapproché, montre la tête et la poitrine du personnage.
Le plan taille, rapproché, montre de la taille à la tête du personnage.
Le plan américain cadre le personnage à mi-cuisse, plan issu des films westerns des années 30 et 40 pour montrer le maniement des armes lors des duels.
Le plan italien montre le personnage de la tête aux genoux.
Le plan général, ou plan d’ensemble, mais aussi plan panoramique, cadre l’ensemble du décor et des personnages, il expose et permet de situer le cadre. Il est très utilisé comme introduction ou comme conclusion de film ou de reportage.
Il existe bien évidemment d’autres plans. Nous avons aussi eu un bref aperçu de l’éclairage lors des tournages, notamment de son importance pour la cohérence d’une scène. Si la scène est tournée en plusieurs fois, il est important de garder les mêmes caractéristiques d’éclairage, cela pose un problème lorsque la scène est filmée en extérieur car la lumière change au fil des heures et nous sommes heurtés aux conditions de la météo, d’où l’intérêt de filmer en studio où les lumières sont toujours les mêmes et sont contrôlées dans l’absolu, cela permet donc de filmer une scène en plusieurs fois, ou même de revenir sur une scène pour corriger une erreur.
Nous avons aussi vu la définition du degré de d’iconicité, c’est-à-dire le degré de réalité que l’on voit dans une image.
Enfin, nous avons vu la notion de rush, il s’agit de tout le matériel brut enregistré. Grâce aux rushs nous pouvons réaliser le montage du film ou de la vidéo. En fait le processus de montage est assez complexe, pour le début nous avons juste vu le point de montage ou point de raccord qui est le point qui sépare deux plans séquences d’une scène.
Il existe deux sortes de montage : le montage linéaire (ou analogique) et le montage non-linéaire (ou numérique). Dans le montage linéaire, nous ne pouvons pas retourner et modifier ou défaire des parties du montage. Le montage se fait de façon irréversible, ou difficilement réversible. Grâce aux ordinateurs, nous pouvons maintenant faire du montage non-linéaire, c’est-à-dire réversible et modifiable à tout instant. Nous pouvons faire l’analogie avec la lettre écrite et le mail. La lettre écrite se fait en un jet. Nous ne pouvons pas la modifier sans laisser de traces plus ou moins visibles (mode d’écriture linéaire). Alors que dans le mail, nous pouvons écrire et revenir sur ce que l’on a écrit sans laisser de traces visibles et ça même après une sauvegarde (mode d’écriture non-linéaire).
Des informations sur le format de la vidéo, sa résolution, la compression et la taille d’une heure de vidéo nous ont été passées. Le format standard en vidéo est le 720 pixels par 576 pixels à une résolution de 72 dpi en 25 images par secondes. En format DV-PAL, 1h de vidéo représente un fichier de 13 gigas octets, alors qu’en format MPEG 2 (format DVD-vidéo) 1h de vidéo représente un fichier de 2,5 gigas octets. Le format DV-PAL présente une qualité d’image bien plus importante, mais la différence entre le format DV-PAL et MPEG 2 est quasiment pas perceptible à l’œil nu.
Nous avons aussi eu des exemples des différents mouvements et jeux de caméra. Par exemple, la scène du tricycle dans « The Shining » de Stanley Kubrick. Nous avons aussi eu un petit cours d’histoire de la vidéo, avec la présentation rapide d’artistes comme Bill Viola, ce cours fut plus orienté vers l’analyse d’images que sur l’histoire proprement dite.
Ce stage a divisé la classe en deux groupes, pendant les deux premières semaines un groupe faisait de la vidéo et l’autre du son, puis pour les deux semaines suivantes nous avons permuté les deux groupes.
J’ai fait partie de la moitié de la classe qui a commencé par la vidéo.
Le début du cours fut une présentation de la caméra, une mini-DV de Sony. Le professeur nous a expliqué la raison pour ne pas utiliser l’autofocus et le diaphragme automatique. En effet ces réglages en mode automatique sont modifiés de manière très lente. Donc si un élément passe dans le champ de filmage, même s’il se fait de manière très rapide, les réglages de la caméra changent, nous avons donc un flou (si l’autofocus est activé) ou un défaut d’exposition (surexposition ou sous-exposition). Ensuite nous nous sommes mis en petit groupes de quatre. Je faisais partie du groupe de Candie, Julie et Rébecca. Nous avions à filmer des plans de 30 secondes de ce que nous voulions. Ensuite, nous avions à sélectionner les meilleurs plans pour en faire une synopsis, comme si nous vendions nos plans. Chaque groupe avait ensuite à choisir des vidéos des autres groupes en fonction des synopsis. Ensuite nous avions à réaliser le montage d’une vidéo sur le logiciel Final Cut. Nous n’avions pas le droit d’utiliser des effets spéciaux ni des effets de transition. Ensuite une gamme de sons nous a été proposé par les étudiants ayant débuté par l’atelier son, et nous avons fini le montage en incluant les éléments sonores que nous avions choisis. Pour cette première vidéo nous avons voulu travailler avec le mouvement et le rythme.
En son nous avons vu les bases de l’acoustique. Nous avons vu que le son est une onde mécanique longitudinale caractérisé par sa fréquence en hertz (nombre d’oscillations périodiques par seconde), par sa forme (sinusoïdale, en dent de scie, en triangle, carré, parmi d’autres) qui donne le timbre, l’amplitude qui est mesurée en décibels, et la source ou l’origine du son (qui donne une direction au son). Le son se propage dans toutes les directions qui lui sont offertes de l’espace, la seule condition pour qu’il y ait onde sonore est la présence suffisante de matière. Le son peut donc se propager dans des milieux solides, comme le fer, dans des milieux liquides, comme l’eau et dans des milieux gazeux, comme l’air. La densité du milieu est l’un des facteurs qui détermine la célérité du son, c’est-à-dire sa vitesse de déplacement. Dans l’air le son se déplace à une vitesse de 340 mètres par seconde. Dans l’eau douce sa célérité est de 1435 mètres par seconde et il se propage à une vitesse de 5200 mètres par secondes dans l’acier.
Le son est une donnée analogique, comme l’écrasante majorité des données physiques, cependant de grands avantages existent de l’enregistrer en numérique. D’une part les données sont traitées plus simplement, d’autre part les données sont stockées plus simplement avec moins d’erreurs d’écriture ou de copie. Lorsque l’on utilise le numérique pour enregistrer les sons, plusieurs facteurs doivent être pris en compte : le bit rate, le taux de compression et le format de fichier. Le bit rate détermine la fréquence d’étalonnage du son, c’est-à-dire le nombre de données par seconde qui est pris en compte. Plus le bit rate est important, plus la restitution est fidèle. Le taux de compression et le format d’enregistrement sont en général liés. Le taux de compression détermine l’éloignement en qualité par rapport au son original, un taux de compression important est synonyme de mauvaise qualité de restitution sonore, le format représente l’algorithme de compression et la façon dont l’information est écrite (on peut considérer le format comme le choix d’une langue et d’un système d’alphabet). Les formats les plus répandus sont le AIFF (format sans perte par Apple), le WAV (format sans perte par Microsoft), le MP3 (format protégé par une licence compressé qui est un ensemble de filtres passe-bandes qui enregistrent uniquement la partie audible du son), le OGG Vorbis (format libre semblable au MP3). Nous avons aussi vu le « format » MIDI qui est en fait une sorte de partition électronique développée par des musiciens pour leurs besoins particuliers.

Ensuite nous avons eu un bref aperçu des logiciels de traitement du son. Nous avons vu le Max MSP et le Pure data, concurrent libre, leurs fonctions est de créer des modules qui interagissent avec le son, leur fonctionnement est très proche à celui de la programmation. Nous avons vu aussi, et beaucoup plus en profondeur, le Pro Tools et son concurrent libre, le Audacity. Ces deux logiciels permettent de réaliser des montages et d’y ajouter des effets. Pro Tools est le logiciel de référence de l’industrie phonétique. Il a beaucoup plus de ressources que Audacity. Mais en thermes de potentiel à long terme, je crois que Audacity en a beaucoup plus (en effet il est open source, il est donc plus susceptible aux adaptations).
Une fois les bases techniques vues, nous avons passé à la pratique. Encore une fois le demi-groupe fut divisé en petits groupes de 4. Mon groupe resta inchangé par rapport à la vidéo. Nous avons décidé de travailler dans le studio d’enregistrement. Le principe fut simple : expérimenter. Pour cela nous avons enregistré des lectures de la poésie de Jaques Prévert, Ma maison. Ensuite nous avons enregistré toute sorte de sons pour faire le bruitage : frottement de la main contre la table, chaussures de flamenco, stylo qui roule, enregistrement caché d’une ouverture de compte dans une banque, etc. Enfin nous avons édité, coupé et collé les différentes bandes, tout en y ajoutant des effets pour faire quatre séquences.