L’atelier de volume s’est fait en deux temps.

Dans un premier temps, nous avions à apporter de la vaseline et un objet à mouler sans contre-dépouilles. Nous avons appris qu’il existe plusieurs moyens pour mouler un objet/volume en fonction de ses caractéristiques, pour ça nous pouvons utiliser le plâtre, l’alginate, etc. Pour notre première séance, nous avons utilisé du plâtre pour mouler des objets que nous avons apportés de chez nous (en groupes de quatre). Le résultat ne fut pas très concluant, plusieurs problèmes nous ont ralentis. D’abord, il faut utiliser un contre-moule suffisamment étanche pour qu’il puisse retenir le plâtre. Ensuite, il faut bien lubrifier les pièces moulées, sans ça, elles restent encastrées dans le plâtre et risquent de casser au moment du démoulage. Lorsque l’on coule le plâtre, que ce soit pour faire le moule ou le tirage nous devons faire très attention avec les bulles d’air, elles risquent de déformer le tirage, si cela se produit lors du moulage, le problème est irréversible, pour éviter cela il suffit de faire vibrer le moule pour que les bulles d’air remontent. Enfin quand on fait un tirage il faut aussi bien lubrifier le moule, sinon le moule et le tirage ne font plus qu’un.

Dans un second temps, un artiste a été invité pour une sorte de workshop avec Lionel SCOCCIMARO. Le thème proposé fut l’insulte et nous devions absolument utiliser le langage des signes. Nous (la classe entière) devions donc réaliser un volume qui comportait les exigences du workshop. Nous nous sommes donc réunis pour discuter quelle insulte serait représentée. Nous avons vite vu que des lettres seraient difficilement réalisables (vu le temps que l’on avait) car elles impliquent un mouvement des mains. Après débats, nous avons choisi d’écrire « dans ton cul ». Nous avons donc commencé par faire le moulage des mains en alginate. Pour cela nous avions à chercher des récipients qui étaient compatibles à l’activité de moulage tout en économisant un maximum de matière. Nous avons donc apporté des tubes de PVC et des bouteilles de détergent.


Une fois le moulage des mains commencé, nous avions à penser comment nous allions présenter notre volume. Nous avons décidé de le présenter sur un banc, pour mettre en valeur le message, en effet les mains sont pausées sur le banc là où l’on s’assoie. Pour faciliter la compréhension du message, nous avons tagué l’alphabet du langage des signes sur le dos du banc de telle sorte que les personnes aient à se baisser pour lire.


Dans un troisième et dernier temps, nous avons fait un moulage du visage avec des bandes plâtrées. Chacun à notre tour nous faisions plâtrer le visage par 4 autres collègues. Je tiens à dire que cette expérience fut pour moi fort désagréable. J’ai eu une crise d’angoisse et je peux vous dire que je ne suis pas prêt à répéter l’expérience de me plâtrer le visage. Une fois le moule du visage prêt nous avions à faire des tirages en latex pour ensuite réaliser une œuvre. Je voulais au début me venger du tirage, je voulais donc le rendre laid. J’ai donc commencé par le coller avec une surface plane de latex, pour donner l’impression que mon visage en latex sortait du sol. Avec plus de réflexion, j’ai décidé de travailler sur mon angoisse, j’ai donc déroulé du film PVC sur le tirage pour l’étouffer. J’ai ensuite voulu inclure le son dans le volume. Je suis donc allé au studio son, j’ai pris un bout de film PVC et je me suis étouffé, et j’ai enregistré le son. Enfin, j’ai adapté le masque à une enceinte en lui construisant un cadre que j’ai peint en noir. Enfin, une fois le tout assemblé, je mets le son de l’étouffement en boucle. La prochaine étape de ce projet serait de faire en sorte que le masque bouge en rythme avec les sons. Pour cela je peux utiliser un compresseur, un aimant ou un système mécanique avec des servomoteurs. Ensuite je programme le tout pour que se soit piloté par ordinateur (on peut utiliser Arduino pour ça).




