Le cours de sérigraphie/gravure fut une introduction aux techniques de base. L’atelier de sérigraphie étant trop petit, nous avons passé chacun à tour de rôle. En plus de l’introduction à la sérigraphie et à la gravure, nous avons eu une mise en bouche de la reliure. Pour nos gravures et nos impressions nous avons choisi avec les professeurs les dessins que nous allions utiliser.
Les dessins choisis pour l’atelier de gravure étaient des dessins d’Esparron.
Pour commencer nous avons utilisé du plexiglas pour graver par transparence, le patron du dessin étant placé sous la plaque à graver. Ensuite on gratte pour enlever de la matière et faire des entrailles qui vont abriter l’encre qui sera par la suite, grâce à la pression d’une presse, transférée au papier. La gravure sur métal fonctionne de mode similaire. L’encre utilisée est assez épaisse, nous devons bien la travailler avant de l’utiliser. Pour cela nous devons la chauffer pour qu’elle devienne plus molle et pour qu’elle rentre dans les entailles les plus fines.


Ensuite, nous avons travaillé sur du linoléum, cette fois la matière enlevée sert à déterminer les zones où il n’y aura pas d’encre, il s’agit donc du contraire du travail avec le plexiglas ou le métal. Pour créer des repères sur la plaque de linoléum, nous prenons un papier carbone que l’on va utiliser en association avec le dessin original que l’on va repasser, le dessin est ainsi « recopié » sur la plaque à graver (ce processus est aussi utilisé pour les plaques de métal). Nous pouvons aussi dessiner directement au crayon à papier sur la plaque de linoléum. Ensuite nous enlevons de la matière, nous encrons là où la matière est encore présente et nous faisons le transfert de l’image grâce à la pression, avec une presse. L’encre que nous utilisons est différente que celle de la gravure sur plexiglas. En effet elle est beaucoup plus liquide et elle repasse des surfaces bien plus lisses, elle ne doit donc pas entrer dans des entailles très fines. Cependant, ce type d’encre sèche plus vite que celle utilisée pour la gravure sur plexiglas. Il faut donc avoir tout prêt à l’avance, et le temps entre l’encrage et l’impression doit être très court.






En sérigraphie, j’ai chois de travailler avec la photocopie du masque en latex que j’ai réalisé lors de l’atelier de volume.
La technique de la sérigraphie est relativement simple. Nous imprimons des typons en noir et blanc sur du plastique ou sur du papier calque. Chaque typon correspond soit à une gamme de couleur (cyan, magenta, jaune et noir par exemple) ou à des intensités de gris. Nous prenons des écrans recouverts d’une substance sensible aux rayons UV et nous insolons chaque typon sur une partie ou la totalité d’un écran, ce qui nous donne une sorte de négatif. Ensuite nous devons centrer le papier (préalablement coupé pour que tous les papiers aient les mêmes dimensions). Une fois le papier centré, nous installons des repères pour que les autres feuilles utilisées soient centrées da la même manière. Nous choisissons la couleur qui sera imprimée, puis nous passons une racle pour que l’encre passe à travers les parties insolées de l’écran. Nous répétons le processus pour chaque écran. Une fois tous les passages effectués nous avons réalisé notre sérigraphie.
Le choix des couleurs est un moment essentiel et nécessite une certaine réflexion. Sur un élan impulsif, j’ai commencé par choisir un rose pétant, ce qui m’a permis de comprendre pourquoi il fallait commencer par les couleurs primaires. En sérigraphie, les couleurs maintiennent une part de transparence et les couches successives modifient la couleur résultante suivant les règles de la synthèse soustractive, lorsque j’ai fait le second passage, le mélange du rose avec l’autre couleur n’était pas concluent. En plus de la couleur, le choix du papier est très important. Les différents papiers ont chacun leurs caractéristique de couleur, de grammage, de trame, de composition, etc. Cela crée des effets différents, le papier calque, coloré ou pas, par exemple, est intéressent pour sa transparence, le papier blanc, lui est intéressant pour voir comment se comportent les couleurs des différentes couches d’encre.

A gauche, nous avons mon second choix de couleurs, celui que je préfère, et à droite nous avons mon premier choix de couleurs.
A la fin de l’atelier de Sérigraphie/Gravure, nous avons vu la base de la base en matière de reliure, c’est-à-dire, comment faire une pochette pour nos travaux. La pochette est l’enveloppe du travail réalisé. Nous devons donc porter une grande attention, car il s’agit de la première impression. Pour cela nous devons donner un avant gout de ce qui se trouve à l’intérieur. Nous pouvons donc ornementer la pochette avec la plaque utilisée pour la gravure ou un tirage de sérigraphie.