Vidéo :
Décembre, il est sensé faire froid, moche, le moral en ascenseur. Pourtant il fait doux. La classe scindée en deux, la moitié en son, l’autre en vidéo. Je commence par l’atelier vidéo. Groupes de 4 ou de 3. D’entrée le but du jeu est de partir, caméra en main et de réaliser des plans de 30 s. Je fais partie du groupe Rebecca, Candie, Benoît. Les premiers plans que nous prenons sont des détails d’actions ou de sujets comme l’oeil de Candie, les poils de Benoît ou la machine à coudre de Rebecca. Mais petit à petit, se laissant porter par nos envies et surtout notre bonne humeur nous enchaînons sur tout à fait autre chose. De délires en fous rires nous sommes revenus à l’école avec plus d’une dizaine de rushs. Parmi eux nous sélections 10 prises de vues, les réduisons tous à 30 s et leur donnons un titre. Voici les 10 rushs sélectionnés :
Froufrous et dentelles. (plan fixe)
Passage furtif sous les jupons de Rebecca debout sur une chaise à roulette....
Promenade automnale. (caméra au ras du sol puis travelling avant)
Dehors, vers midi, des feuilles mortes se baladants au grès du vent intriguent Benoit qui partit en chasse...
Café à l’italienne.(Gros plan fixe puis zoom arrière)
Rebecca , le café et son histoire d’amour avec sa cafetière. Ouverte , le café est en pleine ébullition, le zoom arrière a été réalisé pour cause de risque croissant pour Rebecca d’être ébouillantée...
Pause pipi.(caméra au ras du sol, plan fixe)
Un homme, on ne demandera pas qui, s’apprète à uriner sur le mur de la rue de la paix, deux personnes agées passent du dernier au premier plan en l’observant.
Couture.(gros plan fixe)
Une main. Une aiguille. Du fil noir. Une femme qui coud sa propre main.
Va et vient. (gros plan fixe)
Un pied de machine à coudre, l’aiguille qui pénètre à un rythme régulier toutes les aspéritées d’un bout de tissus.
Bonbons.(gros plan fixe)
Une bouche, féminine, en train de parler et de manger des bonbons.
Trop de lait !( plan fixe puis zoom avant, zoom arrière)
Une femme penchée devant des toilettes en train de se convulser. Un liquide blanc sortant de sa bouche, et un zoom sur ce liquide gloque qui attérit au fin fond des toilettes.
Le placard.( gros plan fixe)
Une porte s’ouvre, se referme. La caméra placée dans un placard que nous ouvrions chacun notre tour, observant l’intérieur en prenant ou non un objet.
Après avoir donc sélectionnés les plans et trouvé les titres, nous avons fait des fiches qui décrivaient , avec une certaine ambiguité, ce qui se passait.
Les fiches posées sur la table, chaque groupe choisissait 10 rushs n’étant pas les leurs.
Avec ces dix rushs en main nous devions réaliser un montage sans aucuns effets de Final Cut (nous pouvions uniquement couper, avancer ou reculer les plans). Par la suite, après le montage vidéo, nous devions insérer les prises de son du reste de la classe. L’idée du mouvement a été le "thème" que nous avons tenté d’aborder. A chaque plan où l’objet ou personnage se mettait en mouvement, à tourner, on relançait le "tourniquet", qui servait de transition au reste des plans.
voici le montage réalisé : http://benoitespinola.free.fr/video/2006-2007/video.mp4
Son :
L’atelier son.... Beaucoup de choses, sensations agréables, pénibles, drôles, passionnantes...
Cet atelier a été très riche en couleurs, non seulement nous avons beaucoup appris d’un point de vu technique (utilisation du logiciel protools, micros, dictaphones en tout genre) mais nous avons découvert les aléas du travail en groupe. Nous avions déjà rencontré des petits soucis de eu... "caractères" lors de l’atelier vidéo, mais là nous nous sommes non seulement amusés mais aussi pris la tête. Ce qui nous a permis de plus nous connaître et de passer outre ces petits soucis de "communication".
Tout commence donc un jeudi matin. La tête un peu dans le pâté, Rémi propose qu’un groupe reste dans l’atelier pour travailler au studio. Ne sachant pas comment fonctionnait tout ça nous avons été d’un commun accord pour rester sur place. Très vite, Rebecca proposa de travailler sur un texte. Plus précisément un poème de Prévert, "Dans ma maison". Nous découpions le texte comme un dialogue, je faisais la voix "féminine", Benoît devait faire la voix "masculine". Rebecca ayant rendez-vous avec sa banquière, elle embarquait un m-audio pour l’enregistrer à son insu.
Bouilloire, chaussures à talons, rues, crédit agricole, frottements de mains sur la table, bruitages de bouche (...) et le poème de Prévert.
Le son était propre. Le son était propre !!!!Ca a été une grande révélation pour moi....Bref, L’atelier son.... Beaucoup de choses, sensations agréables, pénibles, drôles, passionnantes...
....Bref, au final nous avons réalisé 4 montages de 30s chacun, 4 parties du poème.
Nous avons tous travaillé sur chacun des montages. Voici le quatrième où j’ai le plus participé.
Cet atelier a été celui qui pour le moment m’a le plus intéressé, surtout au niveau du son. En arrivant ici je n’en avait jamais fait. J’ai découvert ce eu... médium à travers le stage initial, le fait que l’atelier qui l’a suivit était vidéo son m’a permis de découvrir beaucoup plus de choses et de m’y intéresser de plus en plus, ainsi que de commencer un projet personnel. Nous avons aussi découvert, grâce à Rémi et François, Pierre Schaeffer, John Cage et Bill Fontana ainsi qu’un logiciel nommé Arduino.