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06 Sérigraphie/Gravure

Tout s’enchaine très vite, nous entrons à peine dans quelque chose qu’il faut déja en sortir.

La transition Volume / Gravure a été un peu difficile.

Certains ont commencé par la sérigraphie, d’autre par la gravure. J’ai commencé par la gravure.

-Gravure.

Je n’ai pu être là que deux jours pour ce qui est de la gravure(l’hiver, la gripe... ).

Je n’ai pu expérimenter qu’un seul type de technique, la gravure sur plexiglass.

N’aimant pas particulièrement la gravure, surtout par ce que j’ai eu une sorte "d’initiation"à l’ancienne, je n’était pas spécialement convaincue de ce que je faisais. J’ai néamoins essayé mais je trouve que le rendu n’est pas assez net, qu’il me manque beaucoup de rigueur. Hors de la rigueur en gravure c’est ce qu’il faut. Chaques gestes est précis, minutieux, a son utilité.
Il faut faire attention, limer sa plaque sur les bords, lorsqu’elle est gravée l’enduire d’encre avec ce que j’appelle les poupées chiffons. Calibrer la presse, pour ne pas la faire "péter", ne pas oublier les langes (tissus en feutre recouvrant le papier et la plaque), le papier carotte pour les premiers tests, le "beau" papier pour le reste...

voici le peu que j’ai fait pour ce qui est de la gravure.

-Sérigraphie

Même chose que pour la gravure, je connaissais déja, mais moins. La sérigraphie, contrairement à la gravure, m’a attiré plus que je n’aurais pensé.

Photocopier le dessin ou l’image, plusieurs contraste pour plusieurs passages de couleurs. Un tamis, où l’image est "imprimée" grace au combiscope (équivalent à la lumière du soleil il imprime, il "insolarise" l’image grace à une gélatine photo-sensible qui recouvre le tamis). Ensuite passage au karsher, qui décolle les restes de gélatine.

Et là viens ce que je préfère, comme un genre de nouveau rituel. Les mêmes gestes, à la fois précis et incroyablement simples. Le tamis est fixé sur un cadre de metal articulé, qui se pose sur la table de travail, et donc sur la feuille. Les bords délimités pour le premier contraste ,l’impression peut commencer.

Caller le papier, poser le cadre avec le tamis, l’encre, et commencer le passage. Soulever le cadre, mettre une autre feuille et c’est partit.

Répeter le geste des dizaines de fois, changer de couleur, de contrastes, de supports.

Ce "rituel" apporte une certaine sérénité, quelque part un moment où l’on ne pense pas. L’encre se dépose, comme si elle travaillait seule. Des décalages se font parfois, par manque d’attention et c’est pas si mal, l’image vibre.

Petit à petit je me suis rendue compte que la sérigraphie ouvrait sur une diversité et une richesse que je n’aurais pas pensé. Seulon la couleur, les décalages, les supports, tout peut être différent, traduire un sentiement , une sensation différente.

N’ayant qu’un seul après-midi, (ayant été malade une semaine il me fallait encore fabriquer le carton et je n’avais pas le temps d’aller plus loin si je voulais pouvoir faire le minimum en touchant un peu à tout) je n’ai pas pu aller très loin dans cette technique et tester réellement divers supports.

La dernière étape de cet atelier à donc été de fabriquer nous même le carton qui contiendrait notre travail, tant en sérigraphie qu’en gravure.

Ecole d’Art d’Aix en provence - http://ecoleart.cluster011.ovh.net