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Sérigraphie, gravure



Gravure :

C’est par la partie gravure que j’ai voulu commencer. Je voulais utiliser le travail graphique réalisé avec Denis notre ancien professeur de dessin qui portait sur notre stage initial à Esparron mais les dessins se sont avérés peu adaptés au type de travail. J’ai donc choisi de me servir d’un autre dessin, la reproduction d’une image qui m’avait longtemps questionnée lorsque j’étais enfant.
C’est un visage, les yeux sont fermés, le crâne, qui semble pouvoir s’ouvrir comme une boite et qui est fermé par une serrure près de l’oreille à droite, renferme une personne qui s’accroche au barreau de sa prison mentale. Cette image, il m’a tout d’abord fallu la graver à l’aide d’une pointe sur une plaque de plexiglas. Puis pendant que les feuilles sont préparées (trempage, puis séchage dans du papier journal) il fallait procéder à l’encrage. Cela consiste à répandre de l’encre sur le plexiglas puis lui faire infiltrer les rainures. L’encrage peut se faire de différentes façons selon le résultat escompté, il est possible de travailler sur un dessin très léger en encrant peu ou bien de jouer sur les ombres selon la façon dont on essuie l’encre sur la plaque. L’encrage se fait sur une plaque de plexiglas chaude, tout d’abord pour faciliter la manipulation de l’encre et pour éviter qu’il sèche, ce qui poserait problème lors du passage sous presse. Après le passage sous presse, il suffit de faire sécher la feuille et de recommencer, encore et encore, en essayant de faire mieux et en soulignant parfois à la pointe certains traits qui s’estompent quand on sort plusieurs fois la gravure.

Après avoir travaillé en sérigraphie je suis revenue en gravure pour réaliser une gravure sur lino. Cette autre technique, fonctionne de manière opposée à la première. Il s’agit de creuser dans le lino les contours des traits du dessin puis de réaliser un encrage de surface et à passer sous presse. Il faut travailler assez vite car la majeure partie des gravures pas assez bien réussies sont dûes à un encrage trop lent, ce qui sèche l’encre. Pour cette forme de gravure j’ai pu utiliser le travail graphique réalisé avec Denis. Je regrette seulement de ne pas avoir pu conserver le format original du dessin, ce qui m’aurait permis d’inscrire la gravure en continu avec ce travail d’Esparron.



Sérigraphíe :

Le travail en sérigraphie consistait tout d’abord à choisir un dessin intéressant pour cette technique, j’en ai choisi un de la série de ceux réalisés à Esparron. Il fallait pour commencer en faire une photocopie sur du papier calque. Puis il fallait procéder à l’insolation. Le calque est placé sur une toile synthétique recouverte de gélatine qui est bombarde d’u.v. Les u.v. brûlent la gélatine seulement aux endroits où le calque n’est pas noir. Il faut ensuite retirer la gélatine à l’aide d’un jet d’eau puissant, ce qui fait apparaître le dessin puis procéder à l’encrage. Cela consiste à étaler uniformément l’encre de la couleur choisie sur la plaque synthétique de façon à ce qu’il le traverse seulement par les endroits qui n’ont pas été insolés. Il est ensuite possible de renouveler l’opération de l’encrage autant de fois que l’on veut, ou sur des supports différents, ou sur le même support pour réaliser des superpositions de couleurs. Superpositions qui peuvent s’avérer très intéressantes, en particulier sur un support qui n’est pas uniforme.

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