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Peinture



Peinture :

Ce module à été réalisé sur trois semaines, les mercredis, jeudis et vendredis. La première semaine nous avons travaillé avec Don-Jacques qui nous a présenté l’œuvre autour de laquelle allait s’orienter notre travail. C’est une huile sur toile de Poussin, Les Bergers d’Arcadie. Afin de commencer à nous familiariser avec la couleur et la technique de la peinture nous devions essayer de reproduire le tableau. Le but n’étant pas bien sure d’en faire un copie, mais de comprendre l’importance du fond coloré, de voir qu’il est plus aisé de commencer par les sombres, pour finir par les clairs, de s’interroger sur les questions de proportions, sur la tonalité générale du tableau. Pour moi, cette partie du travail fut très éprouvante, en effet, je n’avais encore jamais fait de peinture. Mais, pour les mêmes raisons, très enrichissante, et je me suis même trouvée surprise du résultat, qui bien qu’il soit assez médiocre, traduit bien l’évolution de mon travail et la lente acquisition de certaines bases de la peinture. Durant cette première semaine Don-Jacques nous a aussi enseigné comment faire une toile avec son châssis, le bois, le tissu, les clous, la colle de peau de lapin.

La deuxième semaine nous travaillons avec Marc Aurel, toujours sur les Bergers d’Arcadie, c’est lui qui nous a expliqué pourquoi le choix de ce tableau. La présence d’un paysage, de personnages et d’un « bâtiment ». C’est sur cette caractéristique du tableau qu’il a choisi d’orienter notre travail. Nous devions réaliser trois peintures, un paysage, un groupe de personnes, un bâtiment. La consigne de base était que nous devions, au final, les rassembler sur une seule peinture. Mais un des principaux enseignements que j’ai tiré de ce travail avec Marc Aurel est le fait qu’au départ, on ne peut avoir qu’une vague idée de ce que l’on va faire, qu’il faut savoir regarder sa peinture de loin, comprendre de quoi elle a besoin, voir où elle nous emmène. Peu d’entre nous ont produit, au final, le travail demandé en début de semaine. Pour ma part, j’ai surtout travaillé sur le paysage. Et j’ai commencé à y intégrer le bâtiment, mais furtivement.






La troisième semaine nous avons travaillé avec Marc Aurel et un intervenant, Jean Pierre Julien. Le matin, ou une bonne partie de la matinée nous avions des enseignements, plutôt théoriques, portant sur la couleur, et l’après-midi nous passions à la pratique. Avec Jean Pierre nous avons tout d’abord abordé la couleur en général, ce qu’elle est, les différentes façons d’aborder ce problème d’un point de vue physique (ondes lumineuses absorbées et réfléchie par des corps colorés), physiologique (perception de la couleur par les cônes, problème du daltonisme), comment la restituer (différence entre la synthèse additive et soustractive). La première après-midi nous devions, par petit groupe, élaborer un projet qui utilise et met en valeur les enseignements du matin. Nous avions trois rétroprojecteurs à notre disposition. Le groupe dont je faisais partie s’est penché sur la question de la couleur des aliments (qui semble d’une grande importance pour le consommateur vu le nombre ahurissant de colorants alimentaires utilisés par les entreprises d’agroalimentaire). L’idée était d’utiliser différents filtres lumineux sur deux fruits ou légumes de couleur différentes afin de leur donner la même teinte. Malheureusement nous n’avons pu réaliser le projet de façon concrète car premièrement nous n’avions pas un nombre de fruits et légumes suffisant pour bien choisir leur couleur et que nous ne pouvions pas régler l’intensité lumineuse produite par les rétroprojecteurs. Toutefois quelques démonstrations de « changement de couleur » des fruits et légumes ont pu être faites. Et nous nous sommes également penché sur un projet avec des miroirs de la fumée et des rétroprojecteur qui est en document joint de cet article
Le lendemain nous devions choisir un fragment de tableau de Poussin, de 2,5cm sur 2,5 cm et le « reproduire » en utilisant uniquement les trois couleurs primaires de la peinture, sans les mélanger avant de les appliquer. Ce ne fut pas une mince affaire et j’ai bien cru y laisser ma santé mentale. Puis nous devions reproduire notre premier travail en remplaçant chacune de nos couleurs par sa complémentaire. Le lendemain, nous avons utilisé Photoshop pour voir si nous étions proches du résultat. Et ce n’était pas toujours le cas.
Le troisième jour nous étions libres, il fallait réaliser un travail en rapport à ce que nous avions appris, en rapport ou non avec le tableau de Poussin. Comme je n’avais pas fais de figure humaine c’est sur ce point que j’ai choisi de travailler.


2ème projet
Ecole d’Art d’Aix en provence - http://ecoleart.cluster011.ovh.net