Les artistes présentés, se sont posés les questions sur la gravitation. Ils ont nourri notre réflexion.
-Javier Perez
Né en 1968 à Bilbao
Levitas : Bulles en verre soufflées avec empreintes de pied. Jeu sur la matérialité d’une empreinte, et l’immatérialité de l’objet. Suggère avec poésie, des corps affranchis des lois de la gravité.

Norman Mc Laren
Né à Stirling (Ecosse), 1914
Vidéo dont nous avons repris le principe. Visionner la vidéo Voir le site officiel
-Rebecca Horn
Née en 1944 à Michelstad, Odenwald, Allemagne.

Piano suspendu à l’envers, il laisse pendre ses touches comme des langues. Proche de Marcel Duchamp, joue sur la symbolique collective et archaïque de chacun. C’est aussi une artiste qui travaille sur les événements-clés de son enfance, sur ses angoisses (ex la répugnance à porter des gants, ou la claustrophobie)
Kiki Smith
Née en 1954, à Nuremberg.
Surnommée "Kiki Frankenstein" pour avoir emprunter des fragments de corps dans des oeuvres,
Elle développe des ensembles poétiques qui semblent issus d’un autre monde ou d’un autre temps, tout en parlant du notre.
Jersey Crows, 1995 27 oiseaux, au sol
"a scanner"
Martin Kersels
Artiste qui envoie des gens ! généralement sa famille, ce bon père de famille travail essentiellement sur l’instant en suspension. Travail photographique essentielement.

Mathew Hranek
Photographe.

Astronautes Autonomes Associés Quitter la gravité.
Philippe Ramette
Né en 1961, à Auxerre.

Harnais en cuire.
"(les harnais) sont motivés par le fantasme de l’apesanteur. Ils permettent entre autres, de réaliser physiquement les scénarios de vie après la mort tels que les évoquent, de manière conventionnelle, les gens juste sortis d’un coma. Ceux-ci racontent souvent qu’ils se sont vus planer au dessus de leur corps. D’ailleurs, ce harnais n’est pas un carcan. C’est un jeu de pressions qui permet de l’enfiler et de le quitter. L’utilisateur est donc libre. On ne peut imposer ce harnais à quiconque"
Sébastien Caillat
Vidéo "Histoire sans gravité" Jeu sur le double sens du mot gravité. Raconte l’histoire d’une enfant handicapée moteur vivant avec sa mère dans un apartement mouvant.(voir ci dessous) Contraste entre l’immobilité de la jeune fille, et le mouvement perpétuel de son environnement. Les appartements sont tous indépendants et bougent de façon aléatoire, ils montent, descendent pivotent. Cette immeuble futuriste appartiendra par la suite, à une entreprise privé : il deviendra un support publicitaire dont l’activité s’intensifie en fonction de la bourse. Plus il est en mouvement, plus la bourse se porte bien : un baromètre géant du bon fonctionnement de toute l’économie. La jeune fille bourrée de médicaments, finira par se donner la mort en entrainant sa mère.

Alan Abel Commentaires d’arte : Emission : Secret de mon père. Voilà plusieurs décennies qu’Alan Abel provoque les médias américains par ses idées absurdes et ses campagnes d’intox. Dans les années 50, il avait fait la une des journaux avec une campagne sur la nécessité d’habiller les animaux pour des raisons de décence et a continué depuis à alimenter les chroniques, avec des projets aussi délirants que des "croisières d’euthanasie" ou un "orchestre symphonique du Ku-Klux-Klan". Dans ce documentaire aussi émouvant qu’amusant, sa vie est racontée par sa fille Jenny, qui a vécu de près les provocations mises en scène par Alan Abel et en fut même parfois complice à son insu.