Après le stage initial, je perçus le retour à l’école comme un retour à la civilisation. La semaine avait été fatiguante mais apparaissait comme une bonne introduction à cette première année.
Pendant notre séjour à Sussargues il nous a été demandé de réaliser plusieurs petites "missions" afin de travailler dessus à l’école, comme collecter des objets, prendre des photos (numériques et argentiques), réaliser une cartographie des lieux et bien évidemment dessiner !
C’est l’occasion de faire le point sur le travail éffectuait sur place et qui menera à une réflection et une direction pour le travail de post-production.
Collecte d’objets

Don Jacques Ciccolini (professeur de peinture) nous a confié la tâche de ramasser des objets dans la nature pour créer une gamme de couleur en y additionnant des noms. Au début j’ai ramassé quelques feuilles, des glands, puis j’ai porté mon intérêt sur des objets oubliés, égarés ou tout simplement jettés parce qu’il avait ces couleurs que la nature n’a pas : le rouge plastique mate, le gris écrou, le noir pneu, le brun rouille, le brun balle de fusil, le blanc os capsule, le blanc bille de pistolet à bille...
Je trouvais que le parallèle avec la nature se faisait tout seul. Les couleurs de ces objets de fabrication humaine collées avec celle des feuilles et des escargots. Même si il me paraît étrange de dire ceci, ces objets avaient trouvés leurs place dans la nature comme si elle les avait avalés.
Petite vidéo de la ceuillette.
Cartographie

Marine Pages (professeur de dessin) et Jean-Paul Thibeau (professeur méta-atelier et coordinateur première année) nous ont demandé de réaliser une carte des parcours que nous éffectuons. Sur la mienne je me suis basé sur des points precis comme le site des cabannes, la carrière ou bien le camp et j’ai noté toutes les rencontres et activitées faites chaques jours à l’aide de logotypes et d’indications. Je voulais qu’elle soit lisible et facilement compréhensible pour être comprise de tous. C’est comme çà qu’est apparut sur ma carte un arbre de Tchernobyl, un terrain de foot imaginaire ou encore une carrière secrète.
Cette cartographie m’a rappelé mon enfance où avec mes amis, nous avions élaborés un plan détaillé de nos territoires au travers de notre quartier, nous partageant les rues, les bâtiments et les terrains vagues.
Voici une petite vidéo où l’on nous voit travailler sur nos cartes.
Son
J’adore les sons, la musique en général mais le fait de pouvoir s’enregistrer a été quelque chose d’extraordinaire. J’ai en mémoire certains de mes amis en train d’enregistrer des textes de rap ou bien des accords de guitare dans des studios improvisés dans une chambre ou dans un 2 pièces avec du matériel de fortune ou bien d’autres débourssant leurs argent pour quelques heures de studio. Mais grâce à Rémy (assistant son) j’ai pu approcher quelque chose qui ressemblé à un micro, je crois que c’est à partir de là que je me suis un peu trop laché.
Le premier extrait est un montage que j’ai réalisé dès mon retour à l’école, j’y ai mélangé des improvisations, la première partie je parle de mon périple pour arriver jusqu’à Sussargues et puis dans la deuxième partie je laisse place à MC Forest (plus connu sous le nom de slammeur des sous-bois) qui est un personnage que j’ai inventé sur le moment et qui m’a poursuivit toute la semaine.
Le deuxième extrait est un exercice de groupe réalisé avec un micro au centre d’une parabolle pour capter les sons plus précisemment. La classe était divisée par petit groupe de 5 ou 6 qui devait réalisé un son.
Photos
Nous avons pu ramener une pellicule photos chacun, Carlos Casteleira (professeur photographie) nous a prêté des apareils argentiques pendant le séjour. Mais nous les developperons pendant l’atelier photos.
Ce séjour en autarcie et au calme m’a permis de voir l’isolement et la vie de groupe de façon différente. Même si je ne suis pas un fan de camping et de promenade je peux comprendre l’attraction que peuvent avoir certaines personnes avec la nature, mais mon enfance en zone urbanisée me fera toujours sentir mieux en ville malgré le fait que la nature me communique beaucoup. Cette immerssion m’a fait apercevoir l’univers de travail des artistes du Land Art et évoluer la vision que j’avais des travaux de Andy Goldworthy, Robert Smithson et Richard Long.