



Sam Francis, qui a reçu une boite d’aquarelle pendant cette longue convalescence, se met à peindre ce qu’il voit (ciel et nuages, impressions de lumière, etc.).
Enfin remis debout, il entreprend des études d’art à l’université de Californie (1948-1950). En 1950, il s’installe à Paris ; il restera plus de 10 ans en France (Paris, Midi), jusqu’en 1961. Sa première exposition personnelle se tiendra à Paris en 1952. Influencé par la peinture color-field, Sam Francis travaillera sur des fonds blancs, sur lesquels il applique des taches de couleurs nuancées qui coulent, enserrent ou libèrent l’espace vierge. S’exprimant sur tous les formats, l’artiste travaille par séries des formes organiques ou mosaïques, des figures ou des « linges » (1965-1969). Dans la seconde moitié des années 60, Sam Francis réalise des peintures de fumées colorées, projetées dans le ciel par des hélicoptères.
Dans les années 70, l’artiste s’intéresse à la théorie jungienne de l’inconscient, à l’ésotérisme, et peint des toiles plus suggestives : grilles, mandala, autoportraits, etc. Plus tard, Sam Francis joue de plus en plus avec la couleur dont il éclabousse toiles, dessins, et monotypes sans souci formel (séries des « Peintures instantanées »).