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Critique de Hanna Lépal

Critique de Hanna Lépal pour TrueArt magazine

Alors que le couple Becher nous offrait à voir de sublimes témoignages de l’univers industriel allemand, Enrich Bonham Mayfield nous submerge sous une avalenche de banalités, tentant veinement de suivre les traces d’Illa et Berndt. Face à son travail, on ne peut s’empêcher de méditer sur les stéréotypes qui y figurent, univers détériorés détériorant la photographie d’architecture. Mais cela n’égale en rien l’énergie qu’investit cet artiste à polluer l’atmosphère musicale électronique, elle même déjà assombrie d’impulsions malveillantes, d’ersatz de bruits d’usines, aux pâles allures d’imitations d’une ambiance déjà retro. Alors que l’oeil s’irrite parcourant l’inesthétique et la platitude du noir et blanc démodé, l’oreille espère trouver un quelconque intérêt à l’harmonie dissoute de grâce diffusée dans la galerie. Le véritable amateur de photographies urbaines ne peut que contester les goûts douteux du commissaire qui décida en une funeste journée d’accueillir en ses murs les tragiques tentatives de renommée d’Enrick Bonham Mayfield. Néanmoins, nous remercions la providence d’avoir épargner à ce substitut d’artiste, l’idée de questionner la vidéo d’art. En définitive, nous ne pouvons quitter les lieux, souillés de banalités, quavec un haut le coeur, un éblouissant besoin d’authenticité. Espérons que le travail de Stan Douglas a relevé le niveau de l’exposition "Techno Structures" de New York, malencontreusement jouxté à celui de Bonham Mayfield. En somme, il apparaît que quelques rares individus osent encore souiller artistiquement la mémoire de lieux atypiques, déjà sujets aux mauvais clichés diffusés par les médias. Alors posons nous la question : les miraculés des discriminations méritent-ils tous la reconnaissance qu’on leur accorde ?

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