Événements - Expositions et Performances - MP2013 : ENIAROF -

Le dogme ENIAROF

1. Bien qu’ENIAROF ait comme point de départ le terme de fête foraine, il ne faut pas faire exactement ce que l’on trouve dans une fête foraine (en tout cas pas nos contemporaines !).
C’est même plutôt l’inverse (!) voir un détournement.

2. La réalisation de l’installation doit se faire sur place, ce qui n’empêche pas la préparation en amont d’éléments. Si une œuvre installée n’est pas une création propre à Eniarof, il faut qu’elle se noie dans l’ensemble.

3. Un artiste d’ENIAROF peut envisager d’inviter l’œuvre d’un autre, mais c’est alors lui qui prend en charge ce projet.

4. Chaque participant d’Eniarof doit apporter sa collaboration sur au moins un aspect des préparatifs du projet : communication, régie général, montage-démontage...

5. Chacun peut chercher pour son attraction un partenariat privé afin de financer son projet. Il sera mis à disposition des participants un encart publicitaire vierge (sur l’ensemble de la communication ENIAROF) pour qu’il puisse faire apparaître son partenaire (artiste-sportif ?).

6. Chaque participant doit aider un autre projet, pour la convivialité générale mais aussi pour avoir la satisfaction de voir l’installation du voisin fonctionner si par malheur la sienne ne marche pas.

7. Tout participant d’Eniarof doit éviter les dépenses superflues. Ne pas chercher à dissimuler les traces de la création dans un habillage qui n’en aurait pas les moyens.
Les organisateurs d’Eniarof sont payés au même pourcentage sur la part déstinée aux artistes. Le reste des personnes intervenant dans eniarof ne doivent pas être mieux payé que les artistes. Ainsi le barman, le vigile, l’ouvreuse... sont au maximum payé comme les artistes.

8. Chaque intervenant doit veiller à ce que son entourage sache ce qu’est ENIAROF.
9. Les attractions ne doivent pas êtres crédités de leurs auteurs lors de l’évènement, mais elles peuvent l’être dans la communication d’ENIAROF.

10. Tout artiste intervenant dans ENIAROF dont le Dogme n’est pas dans sa langue natale se doit de le traduire (ou de le faire traduire) et de publier ce document (quelque part en ligne).

11. Le participant doit préciser le principe et besoin de son attraction environ trois mois avant l’événement.

12. Chaque participant doit posséder un t-shirt Eniarof pour pouvoir revendiquer le crew dans les dîners mondains. L’artiste peut faire lui-même son t-shirt ou alors récupérer les t-shirt imprimé lors des évènements.

13. Un Eniarof doit forcément se réaliser dans un lieu où l’on peut trouver à moins d’une heure un Emmaüs ou équivalent. (Pour l’apport en matériaux).

14. Tout objets empreintés aux Chiffonniers (Emmaüs) doit être rendu aprés sauf s’il y a eu un accord préalable (ex : dans le cas ou l’objet doit être démonté et transformé).

15. Pour renforcer l’idée de réseau les participants d’anciens Eniarof doivent êtres conviés à participer à au moins un nouvel Eniarof. Ainsi les artistes font lien.

16. Un projet dans Eniarof se doit d’être une tentative d’attraction. On jugera ainsi d’une certaine attractivité de l’œuvre.

17. Les attractions doivent déborder. Ne pas se figer dans une forme défini au départ. Ainsi l’ensemble des débordements créera le décor d’Eniarof (la cohésion globale), l’esthétique d’un Eniarof (pas forcément tout le temps la même). Si le voisin vous déborde trop dessus vous avez plusieurs solutions : dévier son débordement, lui voler (au risque qu’il le revole après), construire dessus...


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