Entend-on les mêmes sons dans les différents réseaux de transports publics ? Une exploration de l’espace sonore des bus, trains, tramways, bateaux... de différentes villes de la région PACA.
Equipés d’un dictaphone, nous partons à la chasse aux sons des réseaux de transports publics de différentes villes de la région PACA.
Ce projet utilise le réseau de transports publics comme étant une source sonore se déplaçant dans les espaces urbains, qui ont chacun leurs caractéristiques sonores propres que nous cherchons à explorer dans différentes villes de la région. Les espaces urbains peuvent donc être représentés par leurs signatures sonores.
Dans un reportage récemment diffusé à la télévision, nous avons appris qu’une grande partie des personnes seules dans des espaces publics se contentaient d’écouter les conversations des autres pour faire passer le temps. Dans les enregistrements nous pouvons écouter en plus des bruits de la ville et du moyen de transport, les conversations des autres passagers. Ce qui nous met dans la position d’écouteurisme (néologisme pour dire l’équivalant de voyeurisme pour le son).
Les sons enregistrés sont une invitation à voyager, dans le réseau de transports publics, comme si nous étions un passager solitaire. Grâce aux sons nous pouvons créer une image spatiale dans notre tête.
Je pars donc d’un espace physique réel, pour en extraire un espace sonore qui permet recréer de manière fictive un espace dans l’imaginaire des auditeurs.
Enfin, je pars du réseau de transports publics destiné, à transporter de la matière physique (des personnes), pour passer par un réseau dont la vocation est de transmettre de l’information à son état le plus pur qu’il soit, c’est-à-dire internet, pour finir dans un réseau dont la fonction est de traiter et d’interpréter les informations reçues, le réseau neural des auditeurs. Grâce aux différents réseaux nous dématérialisons les sons enregistrés pour les convertir en informations qui vont alimenter et stimuler l’imaginaire des auditeurs.