Étudiants - Archives des années précédentes - 2005/06 - 1° année (2005/6) - MÉMOIRES (année propédeutique 2005/06) - BARRET Michaël -

module photo/web (portraits)

Le masque.

Dans notre société nous avons appris à reconnaître l’identité d’une personne avec une bonne partie de ce que cela comporte en regardant son visage. Cadrage séré visage centré.

« Un sourire s’il vous plais, c’est pour la photo. »

De cette phrase démarre l’idée que l’image d’une personne sur une photo d’identité a pour but de révéler un coté de la personnalité en plus
des traits de notre visage.

Dans notre société nous avons appris qu’une certaine manière de placer les muscles de notre visage signifiait ce que l’on appelle un sourire.

Peu importe ce que cela comporte dans notre civilisation c’est un code que nous avons associé à l’idée de photographie.

On peu reconnaître sur une photo d’identité objectivement qu’elle nous permet de savoir qu’une personne a su reproduire ce que l’on appelle un sourire et que cela a été attesté par la photographie.

Le sourire change sans doute quelque chose si on nous y invite plutôt qu’à ouvrir
grand la bouche.


On nous incite a ouvrir les yeux de manière sympathique, mais qu’est-ce que cela peut avoir comme rapport avec la sympathie sinon le code qui dit « quand j’ai les sourcils placés de cette manière et ma bouche de cette forme, je te dis que je suis sympathique ».


Peut être que dans une autre culture imaginaire, on pourrait accorder autant de signifiance à la manière de tenir les objets, à la forme et aux gestes des mains et pourquoi pas à la façon de se comporter avec un masque. On pourrait avoir accès à d’autres strates de la personne.

D’autres aspects seraient révèlés, ils seraient en interdépendance avec l’atmosphère, la réalité transmise par l’environnement les souvenirs, les espoirs...

A-t-on besoin d’identifier pour connaître ?

Et est-ce qu’une fois que nous avons identifiés nous connaissons plus ?

Ajouter une myriade d’attributs, d’apparats, puis-ce qu’il est établi que tout un chacun peut reconnaître une personne dans sa globalité en regardant seulement son apparence dans un contexte qui reproduit artificiellement son environnement de vie habituel.
Une « personnalité » peu être construite à partir de compositions savamment étudiées. L’idée a longtemps circulé et existe encore que l’on peut connaître la personnalité d’une personne en regardant son visage, ce type de conviction peut conduire à des dérives, l’idéal homme aryen en est l’exemple le plus marquant. Un CV sans photo d’identité n’a pas de chances d’aboutir.

Un homme peut avoir une tête d’imbécile ou d’assassin et être reçu comme tel.


ESAAix - École supérieure d’art d’Aix-en-Provence - http://www.ecole-art-aix.fr